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SCPI dans un PER : préparer sa retraite

SCPI dans un PER : déduction des versements, capitalisation sans impôt annuel, exonération d'IFI. Guide complet, exemple chiffré et fiscalité de sortie 2026.

23 mars 202620 min de lectureMis à jour le 1 juin 2026

Loger des parts de SCPI dans un PER (Plan d'Épargne Retraite) combine deux leviers patrimoniaux rarement réunis : la déduction fiscale immédiate des versements et la capitalisation des loyers immobiliers sans imposition annuelle. Pour un actif imposé à 41 % ou 45 %, une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier, véhicule qui collecte l'épargne pour acquérir et louer un parc immobilier) détenue en unités de compte dans un PER individuel réduit le coût réel de l'investissement de 41 à 45 %, échappe à l'Impôt sur la Fortune Immobilière pendant toute la phase d'épargne, et fait travailler des loyers réinvestis nets d'impôt sur 20 ou 30 ans. La contrepartie tient en un mot : le capital reste bloqué jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage prévus par la loi. Ce guide détaille le fonctionnement, les chiffres et la fiscalité de sortie de cette stratégie SCPI plan épargne retraite.

À retenir :

  • Les versements volontaires sur un PER individuel sont déductibles à hauteur de 10 % des revenus professionnels, dans une limite de 4 710 € à 37 680 € pour les versements 2026 (source : Service-Public.fr, 2026, sur la base du PASS 2025 à 47 100 €).
  • En 2025, les SCPI ont distribué un taux moyen de 4,91 %, en hausse de 0,19 point sur un an, pour une performance globale de +1,46 % (source : ASPIM, février 2026).
  • Depuis le 1er janvier 2026, les plus-values du PER sortent au PFU de 31,4 % (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux) après la hausse de la CSG votée en loi de financement de la Sécurité sociale 2026.
  • Les parts de SCPI logées dans un PER sont totalement exonérées d'IFI pendant la phase d'épargne, contre une exonération seulement partielle en assurance vie.
  • Le capital reste bloqué jusqu'à la liquidation des droits à la retraite, hors six cas de déblocage anticipé fixés par la loi PACTE.

Le PER, une enveloppe taillée pour l'épargne longue

Origine et logique du dispositif

Le PER a été créé par la loi PACTE (loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises), qui a unifié les anciens produits d'épargne retraite (PERP, contrat article 83, Madelin, PERCO) sous un cadre harmonisé et transférable. Sa promesse est simple : une déductibilité fiscale des versements à l'entrée, en échange d'un blocage du capital jusqu'à la retraite. L'État accepte de renoncer à une part d'impôt aujourd'hui pour orienter l'épargne des ménages vers le long terme.

Au 31 décembre 2025, le PER comptait 12,9 millions de titulaires et 150,4 milliards d'euros d'encours, en hausse de 20 % sur l'année (source : ministère de l'Économie et des Finances, mai 2026). Le succès du produit tient à sa souplesse : sortie en capital désormais possible, transférabilité entre établissements, et large palette d'unités de compte, dont les SCPI sur les contrats les plus ouverts. Les seuls PER individuels totalisent 88,5 milliards d'euros, en progression de 21 % en 2025.

Les trois compartiments du PER

Le PER se compose de trois compartiments distincts, alimentés par des flux différents :

  • PER individuel (PERIN) : ouvert à tous, alimenté par des versements volontaires déductibles du revenu imposable.
  • PER collectif (PERECO) : mis en place par l'employeur, alimenté par l'intéressement, la participation et l'abondement.
  • PER obligatoire (PERO) : réservé à certaines catégories de salariés, avec des versements obligatoires de l'entreprise.

Pour investir en SCPI, c'est essentiellement le PER individuel qui compte, car lui seul accepte des versements libres et donne accès au choix des unités de compte. Le détail de chaque compartiment est traité dans notre guide du PER individuel et notre comparatif PER salarié individuel ou collectif.

Plafonds de déductibilité applicables

Les versements volontaires au PER individuel se déduisent du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, avec un plancher et un plafond indexés sur le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale). Les modalités de calcul figurent au BOFiP, BOI-IR-BASE-20-50-20, dans sa version du 17 février 2026.

Année des versements Plancher de déduction Plafond de déduction PASS de référence
Versements 2025 (déclarés en 2026) 4 637 € 37 094 € PASS 2024 : 46 368 €
Versements 2026 (déclarés en 2027) 4 710 € 37 680 € PASS 2025 : 47 100 €

Source : Service-Public.fr, fiche F14709, mise à jour 2026.

Ce plafond est commun avec les anciennes cotisations Madelin pour les travailleurs non salariés. Pour un dirigeant ou un TNS (travailleur non salarié), le calcul intègre une fraction supplémentaire au-delà du PASS, ce qui porte le plafond à près de 88 911 € pour les versements 2026. Il reste possible de mobiliser le plafond non utilisé des trois années précédentes, mécanisme qui autorise des versements importants quand l'épargnant n'a pas alimenté de produit retraite récemment. Notre article sur l'optimisation de la déduction fiscale du PER détaille le calcul du plafond et le report.

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Comment fonctionne une SCPI logée dans un PER

Le mécanisme des unités de compte immobilières

Dans un PER assurantiel (le plus répandu, géré par un assureur), les versements s'investissent sur un ou plusieurs supports : un fonds en euros sécurisé mais peu rémunérateur, ou des unités de compte (UC), supports dont la valeur fluctue avec les marchés. Les SCPI figurent parmi les UC accessibles sur les contrats les plus ouverts.

Le point central de cette stratégie SCPI plan épargne retraite tient au traitement des loyers. Quand un assuré investit en SCPI via son PER, les loyers générés ne sont pas versés sur son compte bancaire : ils sont réinvestis automatiquement dans le contrat et viennent grossir la valeur de l'épargne. La capitalisation est continue, sans frottement fiscal annuel. Ce fonctionnement reproduit celui des SCPI en assurance vie, à une différence décisive près : le PER ajoute une déduction fiscale à l'entrée que l'assurance vie n'offre pas.

Le sujet des frais et de la valeur de retrait

Loger une SCPI dans un PER ajoute une couche de frais à surveiller. À côté des frais de souscription de la SCPI (souvent 8 à 12 %, parfois nuls sur les SCPI de nouvelle génération), le contrat applique des frais de gestion annuels sur les unités de compte, de l'ordre de 0,5 % à 0,9 % par an selon les assureurs. Certains contrats ne reversent par ailleurs que 85 % à 100 % des loyers de la SCPI : cette quote-part de revenus distribués doit être vérifiée au contrat, car un reversement à 85 % ampute le rendement réel de 15 %. Notre dossier sur les frais des SCPI détaille chaque ligne de coût.

Quelles SCPI sont disponibles dans un PER

Toutes les SCPI ne sont pas accessibles dans tous les PER. Les contrats les plus riches en UC, souvent distribués par des conseillers en gestion de patrimoine, proposent de 5 à 20 SCPI : SCPI diversifiées, de bureaux, de santé, de logistique ou européennes. La liste des supports disponibles varie d'un assureur à l'autre et constitue un critère de choix du contrat aussi important que le niveau de frais. Pour bâtir une sélection, notre classement des meilleures SCPI et notre méthode pour choisir une SCPI donnent les critères à confronter : taux de distribution, taux d'occupation financier, report à nouveau et secteur d'investissement.

Les trois avantages fiscaux de la combinaison SCPI et PER

La déduction fiscale immédiate sur les versements

C'est le moteur du dispositif : les versements volontaires se déduisent du revenu imposable de l'année. Le gain dépend directement de la TMI (Tranche Marginale d'Imposition, le taux qui frappe la dernière tranche de revenu). Pour un investisseur à la TMI de 41 %, un versement de 10 000 € réduit l'impôt de 4 100 €. L'effort d'épargne réel n'est donc que de 5 900 € pour 10 000 € placés. Pour une TMI de 45 %, l'économie monte à 4 500 €.

TMI de l'épargnant Versement Économie d'impôt Effort d'épargne réel
30 % 10 000 € 3 000 € 7 000 €
41 % 10 000 € 4 100 € 5 900 €
45 % 10 000 € 4 500 € 5 500 €

Cette mécanique réserve l'intérêt du PER aux contribuables fortement imposés. Pour une TMI de 11 %, la déduction ne rapporte que 1 100 € sur 10 000 € versés, un avantage trop faible pour justifier le blocage du capital : l'assurance vie reste alors préférable.

La capitalisation sans fiscalité annuelle

En SCPI détenues en direct, les loyers trimestriels relèvent des revenus fonciers et sont imposés dès leur perception au barème de l'impôt sur le revenu, majoré des prélèvements sociaux de 17,2 %. Pour un contribuable à 41 %, la facture atteint 58,2 % du loyer brut, ce qui ampute lourdement la base réinvestissable.

En SCPI via le PER, ces mêmes loyers restent dans l'enveloppe, sans déclaration annuelle, sans impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux pendant toute la durée de détention. Sur un horizon de 20 à 30 ans, cet effet de capitalisation nette d'impôt creuse un écart de plusieurs points de rendement annualisé face à une détention directe, pour un épargnant fortement imposé. Le mécanisme rejoint celui décrit dans notre comparatif PER ou immobilier locatif pour la retraite.

L'exonération totale d'IFI pendant la phase d'épargne

Les parts de SCPI logées dans un PER échappent à l'IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière), dû par les foyers dont le patrimoine immobilier net dépasse 1,3 million d'euros. Cette exonération est plus favorable qu'en assurance vie, où la fraction immobilière des unités de compte reste en principe taxable au prorata de l'actif immobilier sous-jacent. Pour un assujetti à l'IFI, chaque euro de SCPI investi via le PER réduit la base taxable immobilière tout en préparant la retraite. Notre dossier PER et IFI traite les arbitrages pour les hauts patrimoines, et notre guide SCPI et IFI détaille le traitement selon le mode de détention.

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La contrainte centrale : un capital bloqué jusqu'à la retraite

Le principe du blocage

L'envers de la déduction fiscale est la durée. Les sommes versées dans le PER sont en principe indisponibles jusqu'à la liquidation des droits à la retraite. C'est précisément ce blocage qui justifie l'avantage à l'entrée, et qui distingue radicalement le PER de l'assurance vie. Pour un actif de 35 ans qui cotise jusqu'à 65 ans, l'horizon d'immobilisation atteint 30 ans. Un tel engagement n'a de sens que pour une épargne dont l'investisseur n'aura pas besoin avant la retraite.

Les six cas de déblocage anticipé

La loi PACTE a fixé, à l'article 71 codifié dans le Code monétaire et financier, six situations qui ouvrent un déblocage anticipé du capital :

  1. Acquisition de la résidence principale (uniquement pour les versements volontaires, à l'exclusion de l'épargne salariale obligatoire).
  2. Invalidité de 2e ou 3e catégorie du titulaire, de son conjoint ou d'un enfant à charge.
  3. Décès du conjoint ou du partenaire de PACS.
  4. Expiration des droits à l'assurance chômage ou situation de chômage de longue durée.
  5. Surendettement constaté par une commission de surendettement.
  6. Cessation d'activité non salariée consécutive à une liquidation judiciaire.

Hors de ces cas, le capital reste inaccessible. Le déblocage pour résidence principale présente un intérêt particulier : il permet de mobiliser une épargne longue pour un projet structurant, mais la fraction issue de versements déduits redevient alors imposable au barème. Le détail figure dans notre guide du déblocage anticipé du PER et de ses six cas.

La fiscalité à la sortie du PER

Sortie en rente viagère

À la retraite, le titulaire peut convertir son épargne en rente viagère. La rente issue de versements déduits est imposée comme une pension de retraite (barème progressif de l'impôt sur le revenu, après abattement de 10 %), et supporte les prélèvements sociaux sur une fraction qui dépend de l'âge au moment de l'entrée en rente.

Sortie en capital

Depuis la loi PACTE, le PER autorise une sortie en capital, totale ou fractionnée, au moment de la retraite. La fiscalité se découpe en deux blocs :

  • La fraction correspondant aux versements déduits est imposée comme un revenu ordinaire, au barème progressif de l'impôt sur le revenu, sans prélèvements sociaux.
  • Les plus-values (gains générés par les SCPI et les autres supports) sont soumises au PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique). Depuis le 1er janvier 2026, ce PFU s'élève à 31,4 %, et non plus 30 % : la loi de financement de la Sécurité sociale 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital, portant les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %. Le PFU se décompose donc en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Cette hausse est analysée dans notre article prélèvements sociaux 2026 sur le PER.

Le choix entre capital et rente est rarement binaire : une sortie fractionnée sur plusieurs années permet de lisser la pression fiscale. Notre guide PER sortie en capital ou en rente compare les deux options chiffres à l'appui.

L'arbitrage TMI d'entrée contre TMI de sortie

L'optimisation repose sur un écart de taux : verser pendant les années de forte imposition (période d'activité) et sortir pendant les premières années de retraite, quand la TMI est généralement plus basse. Un investisseur à 41 % en activité qui passe à 30 % à la retraite capte un gain net de 11 points sur chaque euro versé, auquel s'ajoute l'effet de capitalisation. Si la TMI reste identique à l'entrée et à la sortie, l'avantage se réduit à la capitalisation sans impôt annuel et à l'exonération d'IFI, ce qui reste substantiel sur un horizon long mais affaiblit l'argument de la déduction.

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Exemple chiffré : TMI 41 % et SCPI à 4,9 %

Prenons un salarié imposé à la TMI de 41 % qui verse 10 000 € par an dans son PER individuel, investi en SCPI au taux de distribution moyen du marché 2025, soit 4,91 % (source : ASPIM, février 2026).

Le coût réel à l'entrée. Chaque versement de 10 000 € génère une économie d'impôt de 4 100 € (10 000 × 41 %). L'effort d'épargne réel se limite donc à 5 900 € pour 10 000 € mis au travail.

La capitalisation sur 20 ans. En réinvestissant les loyers SCPI dans le contrat à un rendement stable de 4,9 % net de fiscalité annuelle :

  • Capital versé sur 20 ans : 200 000 € (versements bruts).
  • Économies d'impôt cumulées à l'entrée : 82 000 € (200 000 × 41 %).
  • Coût réel après avantage fiscal : 118 000 €.
  • Capital estimé au terme, loyers réinvestis à 4,9 % : environ 327 000 € (avant frais de gestion du contrat).

La fiscalité à la sortie. En sortant en capital à une TMI de 30 % à la retraite, la fraction des versements (200 000 €) est imposée au barème, pour un impôt d'environ 60 000 €. Les plus-values, soit environ 127 000 €, supportent le PFU de 31,4 %, soit près de 40 000 €. Le capital net après fiscalité avoisine 227 000 €, pour un coût réel d'entrée de 118 000 €.

Même en intégrant la fiscalité de sortie et les frais du contrat, le bilan reste nettement supérieur à celui d'une détention directe équivalente, pour laquelle les loyers auraient été taxés à 58,2 % chaque année pendant vingt ans. Cet écart de traitement annuel est le véritable moteur de la performance, davantage que la seule déduction à l'entrée. Pour tester votre propre scénario, notre outil combien rapporte une SCPI chiffre le capital atteignable selon le montant investi.

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SCPI en PER, en assurance vie ou en direct : le comparatif

Trois enveloppes permettent de détenir des SCPI, chacune avec un profil fiscal distinct.

Critère SCPI en direct SCPI en assurance vie SCPI en PER
Déductibilité des versements Non Non Oui, selon la TMI
Fiscalité des revenus annuels Barème IR + 17,2 % de PS (revenus fonciers) Aucune pendant la détention Aucune pendant la détention
IFI Imposable Exonération partielle Exonération totale
Liquidité Selon la SCPI Selon le contrat Capital bloqué jusqu'à la retraite
Modalités de sortie Libre Libre, fiscalité dégressive Retraite ou cas dérogatoires
Fiscalité à la sortie PV : IR exonéré après 22 ans, PS après 30 ans Abattement après 8 ans, PFU Versements au barème IR, PV au PFU 31,4 %

La SCPI en assurance vie et la SCPI en PER partagent l'avantage de la capitalisation sans fiscalité annuelle. Leur différence tient à deux points : le PER ajoute une déduction à l'entrée mais bloque le capital, tandis que l'assurance vie offre une liquidité complète sans avantage à l'entrée. La détention directe, elle, reste la plus lourdement taxée chaque année, mais elle ouvre droit à une exonération progressive de la plus-value : l'impôt sur le revenu disparaît après 22 ans de détention, et les prélèvements sociaux après 30 ans, selon le barème d'abattement pour durée de détention du Code général des impôts. Notre dossier plus-value SCPI à la revente détaille ce calendrier.

Pour un investisseur à 41 % ou 45 % de TMI, doté d'un horizon long et d'un besoin clair de préparer sa retraite, le PER l'emporte généralement. Pour qui veut conserver la flexibilité de son capital, l'assurance vie reste préférable. Le choix se tranche au cas par cas, comme l'illustre notre comparatif PER ou assurance vie.

FAQ : SCPI dans un PER

Peut-on perdre de l'argent avec une SCPI logée dans un PER ?

Oui. La SCPI est une unité de compte : sa valeur fluctue avec le marché immobilier. En 2023 et 2024, plusieurs SCPI de bureaux ont vu leur prix de part baisser de 10 % à 17 %, après la remontée des taux d'intérêt. Le capital investi dans un PER en SCPI n'est donc pas garanti, à la différence d'un fonds en euros. La performance globale du marché est repassée en territoire positif en 2025, à +1,46 % (source : ASPIM, février 2026), mais le risque de perte en capital demeure.

Quel montant minimum pour investir en SCPI via un PER ?

Le ticket d'entrée dépend du contrat. La plupart des PER assurantiels acceptent des versements à partir de 500 € à 1 000 €, avec une allocation en SCPI possible dès quelques centaines d'euros, puisque l'investissement se fait en unités de compte fractionnées et non en parts entières. C'est un avantage sur la détention directe, où une part de SCPI coûte souvent de 200 € à plus de 1 000 €.

Touche-t-on les loyers de la SCPI dans un PER ?

Non, pas pendant la phase d'épargne. Les loyers sont réinvestis automatiquement dans le contrat et augmentent la valeur de l'épargne, sans versement sur le compte bancaire ni imposition annuelle. Les revenus ne deviennent disponibles qu'au dénouement du PER, à la retraite, sous forme de capital ou de rente.

La déduction fiscale du PER est-elle plafonnée ?

Oui. Les versements sont déductibles dans la limite de 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, entre un plancher de 4 710 € et un plafond de 37 680 € pour les versements 2026 (source : Service-Public.fr, 2026). Le plafond non utilisé des trois années précédentes peut s'ajouter, ce qui permet des versements de rattrapage plus élevés.

Vaut-il mieux loger ses SCPI dans un PER ou en assurance vie ?

Le PER est préférable pour un contribuable à la TMI de 41 % ou 45 % qui prépare sa retraite sur un horizon long, car la déduction à l'entrée et l'exonération totale d'IFI maximisent l'efficacité fiscale. L'assurance vie convient mieux à qui veut garder la main sur son capital, puisque le PER reste bloqué jusqu'à la retraite. Le choix se tranche selon la tranche d'imposition, l'horizon et le besoin de liquidité.

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Conclusion

La combinaison SCPI et PER reste l'une des stratégies les plus efficaces pour un actif fortement imposé qui prépare sa retraite. La déduction fiscale immédiate abaisse le coût réel de l'investissement de 41 à 45 %, la capitalisation des loyers sans imposition annuelle creuse l'écart avec une détention directe taxée à plus de 58 % chaque année, et l'exonération totale d'IFI allège le patrimoine taxable. Le blocage du capital jusqu'à la retraite est le seul inconvénient majeur, mais il épouse l'objectif même du produit. Pour un épargnant dont l'horizon dépasse quinze ans et la TMI atteint 41 %, la SCPI plan épargne retraite mérite une place centrale dans l'allocation, à condition de vérifier les frais et la quote-part de loyers reversée par le contrat.


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