Assurance emprunteur

Quotité Assurance Emprunteur : Guide Complet pour Choisir la Meilleure Répartition

Quotité assurance emprunteur : 50/50, 100/100 ou répartition inégale ? Coûts chiffrés, critères de choix et conseils pour protéger votre couple. Simulez gratuitement.

17 février 202623 min de lectureMis à jour le 30 mai 2026

Lorsque vous empruntez à deux pour financer un projet immobilier, une question conditionne à la fois votre budget et la sécurité de votre famille : quelle quotité assurance emprunteur choisir ? La quotité désigne la part du capital emprunté couverte par l'assurance pour chaque co-emprunteur. Entre une répartition 50/50 et une couverture 100/100, l'écart de coût peut atteindre 10 000 € à 15 000 € sur la durée d'un prêt de 250 000 €, et la différence de protection est radicale en cas de décès ou d'invalidité de l'un des deux emprunteurs. Ce guide vous donne les chiffres, les critères de décision et les configurations possibles pour arbitrer en connaissance de cause.

La banque impose une seule règle incontournable : la somme des quotités des deux emprunteurs doit atteindre au minimum 100 %. Au-delà, vous êtes libre : 50/50, 70/30, 80/80 ou 100/100 (soit 200 % au total). Chaque configuration répond à une situation patrimoniale précise. Le bon choix dépend de vos revenus respectifs, de vos charges, de votre patrimoine de secours et de votre capacité budgétaire.

À retenir :

  • La banque exige une quotité totale d'au moins 100 % ; le maximum est de 200 % (100 % sur chaque tête).
  • Entre une quotité 50/50 et une 100/100, le surcoût atteint 7 500 € à 10 000 € sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans, soit environ 30 € par mois.
  • Une quotité inégale (70/30, 80/20) coûte le même prix qu'une 50/50 tant que le total reste à 100 %, mais cible mieux la protection sur l'emprunteur au revenu le plus élevé.
  • La loi Lemoine (loi du 28 février 2022) autorise le changement d'assurance, et donc d'assureur et de répartition, à tout moment et sans frais.
  • La délégation d'assurance représentait 19 % du stock du marché fin 2025, contre 16 % en 2021 (source : bilan loi Lemoine, 2025).

Comprendre la Notion de Quotité

La quotité est un concept central de l'assurance emprunteur pour les co-emprunteurs, mais son fonctionnement reste flou pour beaucoup. Le clarifier est indispensable avant tout choix.

Qu'est-ce que la Quotité d'Assurance ?

La quotité d'assurance désigne le pourcentage du capital emprunté couvert par l'assurance pour chaque emprunteur. Lorsque deux personnes contractent ensemble un prêt immobilier, elles déterminent comment répartir la couverture entre elles. Cette répartition s'exprime en pourcentage.

Quotité individuelle : c'est le pourcentage du prêt pour lequel chaque emprunteur est assuré. Si l'emprunteur A est couvert à 60 % et l'emprunteur B à 40 %, leurs quotités individuelles sont respectivement de 60 % et 40 %.

Quotité totale : c'est la somme des quotités individuelles. Dans l'exemple précédent, elle est de 100 % (60 % + 40 %). La quotité totale varie de 100 % (couverture minimale exigée par la banque) à 200 % (couverture maximale, 100 % sur chaque tête).

Conséquence en cas de sinistre : si un sinistre survient (décès, PTIA, IPT selon les garanties souscrites), l'assurance rembourse le capital restant dû à hauteur de la quotité de l'emprunteur concerné. Si l'emprunteur A, assuré à 60 %, décède, l'assurance rembourse 60 % du capital restant dû. Le co-emprunteur B continue à rembourser les 40 % restants.

Pourquoi la Quotité est-elle Décisive ?

Le choix de la quotité détermine deux éléments cruciaux : le niveau de protection du foyer et le coût total de l'assurance emprunteur.

Impact sur la protection : une couverture élevée protège mieux le survivant. Avec une 100/100, le survivant est intégralement libéré de la dette et conserve le bien sans charge. Avec une 50/50, il assume encore 50 % des mensualités, ce qui devient insoutenable si le défunt contribuait fortement aux revenus du foyer.

Impact sur le coût : plus la quotité totale est élevée, plus le coût de l'assurance grimpe. Une couverture 100/100 coûte près de deux fois plus cher qu'une 50/50, car l'assureur couvre un risque doublé. Sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans, l'écart atteint 7 500 € à 10 000 € selon l'âge et le profil des emprunteurs.

Équilibre à trouver : le choix relève d'un arbitrage entre protection et coût. Il n'existe pas de réponse universelle. La répartition optimale dépend de vos revenus respectifs, de votre situation familiale, de votre patrimoine et de votre aversion au risque. Un couple à deux revenus équivalents avec une épargne de secours se contente d'une 50/50 ; un foyer à revenu unique avec enfants à charge privilégie une 100/100.

Quotité et Garanties : Comment Elles Interagissent

La quotité s'applique à toutes les garanties de votre contrat. Comprendre cette interaction évite les mauvaises surprises.

Garantie décès : si vous êtes assuré à 60 % et que vous décédez, l'assurance rembourse 60 % du capital restant dû. Votre co-emprunteur continue à rembourser les 40 % restants.

Garantie PTIA : la PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie) fonctionne comme la garantie décès. Assuré à 70 % et reconnu en PTIA, vous voyez l'assurance rembourser 70 % du capital restant dû.

Garanties IPT et IPP : l'IPT (Invalidité Permanente Totale, taux d'invalidité supérieur à 66 %) et l'IPP (Invalidité Permanente Partielle, taux entre 33 % et 66 %) suivent la quotité. Assuré à 50 % et reconnu en IPT, vous voyez l'assurance prendre en charge 50 % des mensualités.

Garantie ITT : l'ITT (Incapacité Temporaire de Travail) s'applique en cas d'arrêt de travail. Assuré à 100 %, vous bénéficiez de la prise en charge de l'intégralité des mensualités pendant la durée de l'incapacité, dans les limites du contrat (délais de franchise, durée maximale). Assuré à 50 %, seule la moitié des mensualités est couverte.

Point d'attention : certains couples pensent à tort qu'une 50/50 divise chaque garantie par deux. En réalité, chaque emprunteur bénéficie de l'intégralité des garanties souscrites, mais seulement pour le pourcentage du prêt correspondant à sa quotité.

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Les Configurations de Quotité Possibles

Il n'existe pas que deux options. Banques et assureurs acceptent de nombreuses répartitions intermédiaires, ce qui permet d'ajuster précisément la couverture à votre situation. Le tableau ci-dessous résume les principales configurations.

Configuration Quotité totale Coût relatif (base 50/50) Charge résiduelle pour le survivant Profil adapté
50/50 100 % x 1 50 % des mensualités Revenus équivalents, épargne de secours, sans enfant
70/30 100 % x 1 (même prix) 30 % ou 70 % selon le défunt Revenus déséquilibrés, budget serré
80/80 160 % x 1,6 20 % des mensualités Protection renforcée sans coût maximal
100/100 200 % x 1,8 à x 2 0 % (dette effacée) Enfants à charge, revenu unique, sans patrimoine

Quotité 50/50 : la Couverture Équilibrée et Économique

La 50/50 est la configuration la plus répandue : chaque emprunteur est assuré à 50 % du prêt, pour une quotité totale de 100 %.

Fonctionnement : sur un prêt de 300 000 €, chaque emprunteur est couvert pour 150 000 €. Si l'un décède ou devient invalide, l'assurance rembourse 150 000 €, et le survivant continue à rembourser les 150 000 € restants.

Coût : c'est la formule la moins chère, la quotité totale étant au minimum réglementaire de 100 %. Sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans, le coût pour un couple de 35 ans non fumeur se situe autour de 7 500 € à 10 000 € sur la durée totale en délégation d'assurance, soit 25 € à 35 € par mois.

Avantages : coût minimal, équilibre parfait entre les deux emprunteurs, simplicité de compréhension.

Inconvénients : protection partielle. En cas de sinistre, le survivant continue à payer 50 % des mensualités. Si le défunt contribuait fortement au budget, le survivant peut basculer en difficulté financière. Le risque est maximal quand les deux revenus sont nécessaires pour assumer les mensualités.

Pour qui ? Les couples à deux revenus équivalents, stables, dont un seul salaire suffit à couvrir 50 % des mensualités. Adaptée si vous avez peu de personnes à charge, une épargne de secours et de la flexibilité budgétaire. Elle convient aussi aux investisseurs locatifs dont les loyers couvrent une partie des mensualités.

Quotité 100/100 : la Protection Maximale

La 100/100 signifie que chaque emprunteur est assuré à 100 % du prêt, pour une quotité totale de 200 %.

Fonctionnement : sur un prêt de 300 000 €, chaque emprunteur est couvert pour la totalité. Si l'un décède ou devient invalide, l'assurance rembourse l'intégralité du capital restant dû. Le survivant est totalement libéré de la dette.

Coût : c'est la formule la plus coûteuse, l'assureur couvrant un risque doublé. Le coût est 1,8 à 2 fois supérieur à celui d'une 50/50. Sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans, comptez 15 000 € à 20 000 € sur la durée totale pour un couple de 35 ans, soit 50 € à 65 € par mois. Le surcoût par rapport à une 50/50 atteint donc 7 500 € à 10 000 € sur 25 ans, environ 30 € par mois.

Avantages : protection maximale, le survivant devient propriétaire sans dette. Sécurité absolue pour les familles avec enfants. Tranquillité totale.

Inconvénients : coût nettement plus élevé qui pèse sur le budget mensuel. Considéré comme du surcoût lorsque les deux emprunteurs ont des revenus confortables et un patrimoine solide.

Pour qui ? Cette quotité est recommandée aux couples avec enfants à charge, à ceux dont l'un des conjoints a un revenu nettement inférieur, aux familles monoparentales empruntant avec un proche, et aux couples sans patrimoine de secours. Elle s'impose si l'un des emprunteurs exerce une profession à risque ou présente une fragilité de santé.

Quotités Inégales : l'Adaptation sur Mesure

Une répartition inégale (60/40, 70/30, 80/20) adapte la couverture aux spécificités du couple, sans coût supplémentaire tant que le total reste à 100 %.

Fonctionnement : sur un prêt de 300 000 € avec une quotité 70/30, l'emprunteur A est assuré pour 210 000 € (70 %) et l'emprunteur B pour 90 000 € (30 %). Si A décède, l'assurance rembourse 210 000 € et B doit payer 90 000 €. Si B décède, l'assurance rembourse 90 000 € et A doit payer 210 000 €.

Coût : identique à celui d'une 50/50 si la quotité totale reste de 100 %. Seule la répartition du coût entre les deux emprunteurs change : l'emprunteur assuré à 70 % paie 70 % du coût total. Sur un coût total de 10 000 €, A paie 7 000 € et B 3 000 €.

Les cas d'usage les plus fréquents :

Écart de revenus : si un conjoint gagne 4 000 € par mois et l'autre 2 000 €, assurer le premier à 70 % et le second à 30 % protège mieux le couple. Au décès du conjoint au revenu élevé, l'assurance couvre 70 % de la dette, et le survivant au revenu modeste ne rembourse que 30 %.

Écart d'âge ou de santé : si l'un des emprunteurs est plus âgé ou présente un risque de santé, l'assurer davantage évite parfois une surprime sur la quotité de l'autre. Un emprunteur de 55 ans en bonne santé assuré à 60 %, son conjoint de 50 ans avec antécédents médicaux à 40 %, limite la surprime médicale sur la part de ce dernier.

Situation professionnelle : si l'un est fonctionnaire (emploi stable) et l'autre exerce une profession libérale (revenus variables), assurer davantage la personne dont la disparition pèserait le plus sur le foyer renforce la protection ciblée.

Avantages : flexibilité maximale, adaptation fine, optimisation de la répartition du coût.

Inconvénients : choix plus complexe à calibrer ; en cas de sinistre, le survivant assume toujours une part de la dette, contrairement à la 100/100.

Quotités Intermédiaires Supérieures à 100 %

Vous pouvez aussi opter pour une 80/80 (160 % au total), une 75/75 (150 %) ou toute combinaison comprise entre 100 % et 200 %.

Fonctionnement : sur un prêt de 300 000 € avec une quotité 80/80, chaque emprunteur est assuré pour 240 000 € (80 %). Si l'un décède, l'assurance rembourse 240 000 €, et le survivant continue à rembourser 60 000 € (20 %).

Coût : proportionnel à la quotité totale. Une 80/80 (160 %) coûte environ 60 % de plus qu'une 50/50, mais 20 % de moins qu'une 100/100.

Intérêt : un compromis entre protection et coût. La sécurité dépasse celle d'une 50/50 sans atteindre le coût d'une 100/100. La charge résiduelle du survivant reste modérée (10 % à 20 % des mensualités), souvent gérable même en cas de baisse de revenus.

Pour qui ? Les couples cherchant une protection renforcée sans exploser le budget, les familles avec un enfant et des charges raisonnables, les foyers aux revenus confortables mais ne souhaitant pas assumer le surcoût d'une 100/100.

Calcul du Coût Selon les Quotités

Pour décider, chiffrez précisément le coût de chaque configuration. Les exemples suivants reposent sur des profils types, avec des taux d'assurance représentatifs de la délégation d'assurance en 2026. Les valeurs sont indicatives : seul un devis intègre votre âge, votre état de santé et votre profession.

Exemple 1 : Couple de 35 ans, Prêt de 250 000 € sur 25 ans

Profil : deux emprunteurs de 35 ans, non fumeurs, en bonne santé, professions sans risque. Prêt de 250 000 € sur 25 ans.

Quotité TAEA indicatif Cotisation mensuelle Coût total sur 25 ans Surcoût vs 50/50
50/50 0,15 % environ 31 € 9 375 € référence
70/30 0,15 % environ 31 € 9 375 € 0 €
80/80 0,24 % environ 50 € 15 000 € 5 625 € (environ 19 €/mois)
100/100 0,30 % environ 62 € 18 750 € 9 375 € (environ 31 €/mois)

Le TAEA (Taux Annuel Effectif de l'Assurance) mesure le coût de l'assurance rapporté au capital emprunté ; il permet de comparer les offres de façon homogène. Le passage de 50/50 à 100/100 coûte ici environ 31 € de plus par mois. Pour un couple disposant de 6 000 € de revenus mensuels, cela représente 0,5 % du budget : un surcoût modéré pour une protection maximale, surtout avec des enfants.

Exemple 2 : Couple de 45 ans, Prêt de 300 000 € sur 20 ans

Profil : deux emprunteurs de 45 ans, non fumeurs, en bonne santé. Prêt de 300 000 € sur 20 ans.

Quotité TAEA indicatif Cotisation mensuelle Coût total sur 20 ans Surcoût vs 50/50
50/50 0,26 % environ 65 € 15 600 € référence
100/100 0,52 % environ 130 € 31 200 € 15 600 € (65 €/mois)

À 45 ans, les taux d'assurance dépassent ceux observés à 35 ans, car le risque de sinistre augmente avec l'âge. Le surcoût mensuel d'une 100/100 atteint 65 €, significatif mais justifié si le couple a encore des enfants à charge.

Exemple 3 : Couple avec Écart de Revenus, Prêt de 280 000 € sur 25 ans

Profil : emprunteur A, 38 ans, 4 500 € de revenus ; emprunteur B, 36 ans, 2 000 €. Prêt de 280 000 € sur 25 ans, mensualité d'environ 1 400 €.

Quotité Coût total Si A décède (survivant B, 2 000 €) Si B décède (survivant A, 4 500 €)
50/50 environ 11 000 € B paie 50 % (environ 700 €/mois) : tendu A paie 50 % (environ 700 €/mois) : gérable
70/30 environ 11 000 € (A : 7 700 €, B : 3 300 €) B paie 30 % (environ 420 €/mois) : plus gérable A paie 70 % (environ 980 €/mois) : gérable
100/100 environ 22 000 € aucune charge pour B aucune charge pour A

Pour ce couple, la quotité 70/30 est optimale si le budget est serré : elle protège mieux B en cas de décès de A, sans coût supplémentaire. Si le budget le permet, la 100/100 offre une sécurité totale pour environ 37 € de plus par mois.

Simuler Votre Situation

Pour chiffrer le coût de chaque quotité selon votre profil exact, utilisez nos simulateurs d'assurance emprunteur. Ils intègrent votre âge, le montant emprunté, la durée et comparent le coût des différentes configurations (50/50, 70/30, 80/80, 100/100) ainsi que la charge résiduelle pour le survivant en cas de sinistre. Pour optimiser l'opération complète, lisez aussi notre guide pour comparer les tarifs d'assurance emprunteur.

Comment Choisir la Quotité Optimale

Le choix ne doit se faire ni au hasard ni par défaut. Cinq critères structurent la décision.

Critère 1 : Analyser Vos Revenus Respectifs

La première question : en cas de décès de l'un de nous, le survivant pourrait-il assumer seul une partie des mensualités ?

Revenus équilibrés et confortables : deux salaires de 3 000 € (6 000 € au total), mensualités de 1 200 €. Le survivant conserve 3 000 € de revenus et assume 600 € de mensualités (50/50), lui laissant 2 400 € pour vivre. Sans enfant ni charge lourde, une 50/50 suffit.

Revenus déséquilibrés : 4 000 € et 1 500 € (5 500 € au total), mensualités de 1 200 €. Au décès du conjoint au revenu élevé, le survivant ne dispose que de 1 500 € et doit payer 600 € (50/50), soit 900 € restants pour vivre : intenable. Une quotité inégale (70/30, 80/20) ou une 100/100 devient indispensable.

Un seul revenu principal : si un seul conjoint travaille, la 100/100 s'impose. Au décès du conjoint actif, le survivant n'a aucun revenu pour assumer la moindre mensualité.

Critère 2 : Évaluer Vos Charges et Personnes à Charge

Le nombre et la nature de vos charges déterminent le besoin de protection.

Couple sans enfant : sans personne à charge, le besoin de sécurité maximale est moindre. Le survivant peut vendre le bien pour se reloger plus petit ou assumer une part des mensualités. Une 50/50 ou 70/30 convient.

Couple avec enfants mineurs : la priorité devient la sécurité du parent survivant et des enfants. La 100/100 est fortement recommandée : elle garantit le maintien dans le logement familial sans charge, permettant au parent de se concentrer sur l'éducation.

Enfant en situation de handicap : la 100/100 s'impose. Le survivant aura besoin de toute sa capacité financière pour les soins et l'accompagnement, sans pouvoir continuer à rembourser une part du prêt.

Critère 3 : Considérer Votre Patrimoine de Précaution

Un patrimoine ou une épargne solides réduisent le besoin de couverture maximale.

Épargne liquide conséquente : avec 100 000 € disponibles (livrets, assurance vie, PEA), le survivant dispose d'une capacité de rebond. Il peut rembourser une partie du crédit ou compenser temporairement la perte de revenus. Une 50/50 ou 70/30 devient envisageable.

Patrimoine immobilier locatif : des loyers complémentaires compensent une partie de la perte de revenus du conjoint décédé, ce qui rend la 50/50 plus tenable.

Aucun patrimoine de secours : sans épargne significative, avec la résidence principale comme seul bien, la 100/100 est conseillée. La libération totale de la dette devient cruciale, car le survivant n'a aucune marge.

Critère 4 : Tenir Compte des Professions

La nature de vos emplois influence votre capacité à absorber un choc.

Deux fonctionnaires : emplois stables, revenus garantis, risque de perte d'emploi quasi nul. Une 50/50 est envisageable si les revenus sont suffisants et équilibrés.

Entrepreneur ou profession libérale : revenus variables, activité fragile. Au décès d'un entrepreneur, l'activité peut s'arrêter brutalement et faire disparaître le revenu. La 100/100 protège alors le survivant.

Professions à risque : militaire, pompier, métier physiquement exposé. Le risque de sinistre étant statistiquement plus élevé, la 100/100 offre une sécurité indispensable à la famille.

Critère 5 : Mesurer Votre Capacité Budgétaire

Dernier critère, et non le moindre : pouvez-vous assumer le coût de la quotité visée ?

Budget serré : si vos mensualités atteignent déjà 35 % de vos revenus (taux d'endettement plafond fixé par le HCSF, le Haut Conseil de stabilité financière), la marge pour une 100/100 est mince. Privilégiez alors une répartition inégale (70/30) qui cible la protection sans surcoût.

Budget confortable : avec un taux d'endettement de 25 % et des revenus solides, le surcoût de 30 € à 50 € par mois d'une 100/100 reste marginal au regard de la sécurité apportée.

Mise en perspective : comparez le surcoût d'une 100/100 à d'autres dépenses. Réaffecter 40 € d'abonnements ou de loisirs non essentiels vers la protection maximale de votre famille est souvent un arbitrage pertinent.

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Quotité et Loi Lemoine : un Choix Réversible

Le choix de la quotité n'est pas figé. La loi Lemoine (loi n° 2022-270 du 28 février 2022) a profondément assoupli le marché de l'assurance emprunteur, ce qui vous permet d'ajuster votre répartition quand votre situation évolue.

Résiliation et substitution à tout moment : depuis le 1er juin 2022 pour les offres de prêt signées à compter de cette date, et depuis le 1er septembre 2022 pour les contrats antérieurs, vous pouvez résilier votre assurance emprunteur et la remplacer à tout moment, sans frais ni préavis (source : Légifrance, loi du 28 février 2022). La seule condition est l'équivalence des garanties avec le contrat initial. En changeant de contrat, vous pouvez redéfinir la quotité de chaque emprunteur.

Suppression du questionnaire médical : la loi supprime le questionnaire de santé lorsque la part assurée est inférieure à 200 000 € par assuré (soit 400 000 € pour un couple en quotité 50/50) et que le remboursement intervient avant le 60e anniversaire de l'emprunteur. Ce plafond se calcule par tête, donc la quotité retenue influe directement sur l'accès à cette dispense.

Droit à l'oubli renforcé : les anciens malades de cancer et d'hépatite C n'ont plus à déclarer leur pathologie au-delà de 5 ans après la fin du protocole thérapeutique, contre 10 ans auparavant (source : info.gouv.fr). Cette mesure facilite l'accès à une couverture sans surprime ni exclusion pour les personnes concernées.

La dynamique du marché confirme l'intérêt de jouer sur ces leviers : la délégation d'assurance (souscription auprès d'un assureur autre que la banque prêteuse) représentait 19 % du stock du marché français fin 2025, contre 16 % en 2021 (source : bilan loi Lemoine, 2025). Le marché global de l'assurance emprunteur pèse plus de 11,8 milliards d'euros de cotisations annuelles (source : ACPR, chiffres du marché 2024).

Comment French Vest Vous Accompagne

Le choix de la quotité d'assurance emprunteur est une décision patrimoniale qui mérite un accompagnement personnalisé. French Vest met son expertise au service de votre arbitrage entre protection et coût.

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Nos conseillers étudient vos revenus respectifs, vos charges, vos personnes à charge, votre patrimoine et vos professions, puis modélisent les scénarios de sinistre (décès de l'un ou de l'autre) et leur impact financier sur le survivant. Chaque dossier fait l'objet d'une simulation des quatre principales configurations (50/50, 70/30, 80/80, 100/100).

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Nous comparons le coût de chaque répartition auprès de plusieurs assureurs partenaires. Vous visualisez le surcoût exact de chaque option et la charge résiduelle du survivant, avec un objectif d'économie souvent supérieur à 10 % sur le coût total de l'assurance en délégation.

Recommandation et suivi dans le temps

Sur la base de votre situation, nous recommandons la quotité la plus adaptée, jamais la plus chère par défaut. Votre situation évoluant (naissance, changement professionnel, amélioration patrimoniale), nous réévaluons la quotité et activons la loi Lemoine pour ajuster votre contrat à tout moment.

Pour engager cette analyse, accédez à nos simulateurs d'assurance emprunteur et obtenez une première estimation chiffrée de chaque configuration.

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FAQ : Quotité d'Assurance Emprunteur

Quelle quotité choisir quand on emprunte à deux ?

Tout dépend de vos revenus et de vos charges. Si vos deux salaires sont équivalents et qu'un seul suffit à assumer la moitié des mensualités, une 50/50 convient. En cas d'écart de revenus, une répartition inégale (70/30, 80/20) protège mieux le conjoint au revenu modeste sans surcoût. Avec des enfants à charge ou un revenu unique, la 100/100 reste la référence : elle libère totalement le survivant de la dette.

Quelle est la quotité minimale exigée par la banque ?

La banque impose une quotité totale d'au moins 100 %, c'est-à-dire la somme des quotités des deux emprunteurs. Vous pouvez la répartir librement (50/50, 70/30, 60/40) tant que ce total atteint 100 %. La quotité maximale est de 200 %, soit 100 % sur chaque tête.

Combien coûte une quotité 100/100 par rapport à une 50/50 ?

Une quotité 100/100 couvre un risque doublé : son coût est 1,8 à 2 fois supérieur à celui d'une 50/50. Sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans pour un couple de 35 ans, le surcoût atteint 7 500 € à 10 000 € au total, soit environ 30 € par mois. Le montant exact dépend de l'âge, de l'état de santé et de la profession des emprunteurs.

Une quotité inégale coûte-t-elle plus cher ?

Non. Une quotité 70/30 ou 80/20 coûte le même prix qu'une 50/50, tant que le total reste à 100 %. Seule la répartition du coût entre les deux emprunteurs change : celui assuré à 70 % paie 70 % du coût total. Vous protégez mieux le couple sans dépenser davantage.

Peut-on modifier sa quotité après la souscription ?

Oui. La loi Lemoine du 28 février 2022 autorise le changement d'assurance emprunteur à tout moment, sans frais ni préavis, à condition de respecter l'équivalence des garanties. En changeant de contrat, vous pouvez redéfinir la quotité de chaque emprunteur pour l'adapter à votre nouvelle situation (naissance, évolution de revenus, achat d'un autre bien).

La quotité influe-t-elle sur la suppression du questionnaire médical ?

Oui. La loi Lemoine supprime le questionnaire de santé lorsque la part assurée est inférieure à 200 000 € par assuré et que le prêt est remboursé avant le 60e anniversaire. Comme ce seuil se calcule par tête, la quotité retenue détermine le capital assuré sur chaque emprunteur et donc l'accès à cette dispense.

Conclusion

Le choix de la quotité d'assurance emprunteur conditionne à la fois la sécurité financière de votre foyer et le coût total de votre crédit immobilier. Entre une 50/50 économique mais partiellement protectrice et une 100/100 plus coûteuse mais libératoire, de nombreuses configurations intermédiaires permettent de coller à votre situation réelle.

Quatre réflexes guident la décision : analysez vos revenus respectifs et leur stabilité, évaluez vos charges et vos personnes à charge, mesurez votre patrimoine de secours, puis arbitrez selon votre capacité budgétaire. Une quotité inégale (70/30, 80/20) constitue souvent la solution optimale pour les couples aux revenus déséquilibrés, en ciblant la protection sans surcoût. La quotité 100/100 demeure la référence pour les familles avec enfants ou les couples sans épargne de précaution. Et grâce à la loi Lemoine, votre quotité d'assurance emprunteur n'est jamais définitive : elle peut évoluer avec votre vie.


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