Diagnostic en 4 questions

Quelle formule habitationvous correspond vraiment ?

Une minute pour identifier la formule MRH alignée avec votre profil, votre mobilier et votre tolérance au risque. Pas de devis, pas d’obligation, un conseiller habitation French Vest reste votre seul point de contact.

Guide d’usage

Quelle assurance habitation choisir pour votre profil ?

Quatre questions, une recommandation. Le quiz d’assurance habitation French Vest ne cherche pas à vendre une formule, il identifie la moins mauvaise compte tenu de votre statut, de la valeur de votre mobilier, de vos objets de valeur et de votre arbitrage entre prime et franchise. L’article ci-dessous explique pourquoi nous avons retenu ces quatre leviers, comment les assureurs construisent leurs formules, et dans quels cas un conseiller fait gagner plus que les économies d’une comparaison purement automatique.

Pourquoi un quiz, pas un tarif immédiat

Un comparateur classique demande une vingtaine de champs avant d’afficher un prix. Ce prix dépend pourtant moins de votre code postal que de quatre décisions structurelles. Notre quiz vous fait prendre ces décisions explicitement, sans simuler une prime que personne ne tiendra ensuite.

Les études France Assureurs publiées en 2024 le confirment, la prime moyenne MRH pour un appartement standard se situe autour de 299 € par an, mais l’écart entre les meilleurs et les moins bons contrats pour un même profil dépasse 60 %. Cet écart vient rarement du tarif facial. Il vient de la formule retenue, du capital mobilier déclaré et de la franchise. Le quiz isole ces trois leviers et y ajoute le statut d’occupation, qui détermine la catégorie de contrat (MRH locataire, MRH propriétaire occupant, PNO bailleur, MRH étudiant ou résidence secondaire).

Nous n’ajoutons pas de question décorative. Chaque réponse pèse sur trois axes internes (risque, prix, sophistication patrimoniale) qui se combinent pour produire une recommandation, jamais un devis simulé.

Six profils d’occupants, six défauts contractuels

Le Code des assurances ne distingue pas les locataires des propriétaires, mais les conditions générales des assureurs le font tous les jours. Un locataire doit présenter une attestation à son bailleur (article 7 g de la loi du 6 juillet 1989), sa formule cible la responsabilité locative et la couverture mobilier au minimum. Un propriétaire occupant ajoute la garantie immobilière (gros œuvre, second œuvre, valeur de reconstruction au mètre carré). Un bailleur souscrit une PNO (Propriétaire Non Occupant), souvent à un tarif inférieur à une MRH classique mais avec des exclusions importantes sur le mobilier laissé sur place.

Un étudiant entre dans une niche tarifaire spécifique. Les contrats étudiants MAIF, GMF ou Smerep démarrent autour de 50 € à 80 € par an pour un studio, contre 130 € pour une formule grand public. La contrepartie : des plafonds mobilier serrés (souvent 6 000 € à 10 000 €) et l’interdiction d’assurer certains objets de valeur. Le colocataire partage un contrat unique sauf clause expresse au bail, ce que rappelle la note ANIL 2022 sur les colocations.

La résidence secondaire est traitée comme un risque aggravé. L’inoccupation prolongée (au-delà de 60 ou 90 jours selon les conditions générales) peut suspendre certaines garanties, en particulier vol et dégâts des eaux. La clause inoccupation doit être négociée explicitement. Notre première question identifie ce profil pour orienter vers la bonne catégorie de contrat sans vous infliger trois questions supplémentaires sur la durée d’absence.

Mobilier, premier levier sous-déclaré

Selon la Fédération Française de l’Assurance, 70 % des ménages français déclarent un capital mobilier inférieur à la valeur de remplacement à neuf de leurs biens. Cette sous-déclaration déclenche, en cas de sinistre, la règle proportionnelle de capital prévue par l’article L121-5 du Code des assurances. L’indemnisation est réduite à proportion du rapport entre capital déclaré et capital réel. Un assuré qui déclare 20 000 € pour un mobilier réel de 30 000 € reçoit deux tiers de l’indemnité, même si le sinistre porte sur 15 000 €.

Le quiz fait évaluer la valeur globale par tranches (moins de 10 000 €, 10 000 à 25 000 €, 25 000 à 50 000 €, plus de 50 000 €). Les grilles publiques MAIF et AXA croisent ces tranches avec la surface et la composition du foyer pour proposer un ordre de grandeur. Un appartement de 50 m² occupé par un couple sans enfant atteint typiquement 22 000 € à 30 000 €. Une maison de 120 m² avec deux enfants dépasse 45 000 € hors objets de valeur.

Notre calculateur de capital mobilier, accessible depuis le résultat du quiz, raffine ce chiffre pièce par pièce. Si vous hésitez, surévaluez plutôt que sous-évaluer : la prime augmente d’environ 2 € par mois pour 10 000 € de capital supplémentaire, l’indemnité après sinistre est entière.

Objets de valeur et valeur agréée

La majorité des MRH grand public plafonnent les objets de valeur entre 10 % et 25 % du capital mobilier total. Au-delà de 2 000 € ou 5 000 € par objet selon les conditions générales (le seuil est fixé contractuellement, pas par la loi), une déclaration séparée s’impose. La valeur agréée, prévue à l’article L121-5 alinéa 2 du Code des assurances, fige le montant indemnisable à la signature du contrat sans application de la vétusté.

Les contrats Luko, Leocare et Lemonade traitent les vélos électriques comme des objets de valeur dès 1 200 €. MAIF, AXA et Macif réservent la valeur agréée aux bijoux, à l’art et aux instruments à partir de 5 000 € par item. Pour le matériel professionnel utilisé à domicile (télétravail régulier, micro-entreprise, profession libérale), une extension dédiée est requise. Sans elle, la garantie matériel ne s’applique pas en cas de sinistre lié à l’activité.

Notre troisième question segmente quatre niveaux d’exposition : aucun objet à déclarer, quelques objets sous 5 000 €, un patrimoine entre 5 000 € et 25 000 €, plus de 25 000 €. À partir du niveau intermédiaire, le quiz oriente vers les contrats qui acceptent ce type d’extension sans surcoût pénalisant.

L’arbitrage prime franchise

La franchise est ce qui reste à votre charge après indemnisation. Les MRH grand public proposent typiquement quatre paliers : 150 €, 250 €, 380 €, 500 €. Une franchise de 500 € fait baisser la prime de 10 % à 15 % par rapport à une franchise de 150 €, selon les barèmes Argus de l’assurance 2024. À l’échelle d’un sinistre dégât des eaux de 1 200 €, la différence d’indemnité est de 350 €. À l’échelle d’un an sans sinistre, l’économie de prime est de 25 € à 50 €.

La rentabilité de la franchise élevée dépend de votre sinistralité. Un assuré non sinistré depuis cinq ans paie sa franchise basse en pure perte. Un assuré qui a déclaré deux sinistres récents bénéficie d’une franchise basse, mais voit aussi sa prime majorée par le coefficient sinistre. Le quiz fait apparaître explicitement les quatre stratégies (prime minimale, équilibre, franchise minimale, aucune franchise) et associe chacune à une formule cible.

La formule sans franchise existe sur les contrats haut de gamme (Albingia, Chubb, AIG, La Médicale, certaines formules MAIF Prestige). Elle se justifie pour les patrimoines au-delà de 100 000 € de mobilier et d’objets de valeur, où la franchise devient un détail face au risque global.

Quatre formules MRH : essentielle, confort, premium, haut de gamme

La grille des formules MRH françaises s’est standardisée autour de quatre niveaux. L’Essentielle couvre le minimum légal (incendie, dégât des eaux, responsabilité civile vie privée, catastrophes naturelles) avec une franchise élevée et un plafond mobilier autour de 20 000 €. Elle vise les budgets contraints et le mobilier modeste. Tarif typique : 8 € à 14 € par mois.

La Confort élargit aux garanties vol, vandalisme, bris de glace, dommages électriques. Franchise modérée (150 € à 250 €), plafond mobilier 25 000 € à 50 000 €. C’est la formule la plus souscrite en France selon le panorama Argus 2024 (47 % des contrats). Tarif typique : 15 € à 25 € par mois.

La Premium augmente les plafonds (50 000 € à 100 000 €), active la valeur à neuf mobilier pendant cinq ans, intègre l’assistance et le relogement renforcés, et accepte des extensions objets de valeur jusqu’à 25 000 € sans surcoût excessif. Tarif typique : 25 € à 45 € par mois.

La Haut de gamme s’adresse aux patrimoines établis. Indemnisation tous risques, franchise nulle, valeur agréée pour les objets d’exception, conciergerie sinistre, garantie reconstruction étendue. Les acteurs sont les compagnies spécialisées (Albingia, Chubb, AIG, La Médicale) ou les gammes haut standing des bancassureurs (MAIF Prestige, GMF Altinéa). Tarif typique : 45 € à 120 € par mois.

Le quiz n’invente pas une cinquième formule, il vous oriente vers la plus alignée parmi ces quatre selon vos réponses.

Quand un conseiller fait mieux qu’un devis en ligne

Un devis en ligne suffit quand votre situation est standardisée : locataire d’un appartement, mobilier sous 25 000 €, aucun objet de valeur, aucun sinistre. Dans ce cas, Luko, Leocare ou Lemonade donnent un prix correct en cinq minutes. Le conseiller French Vest intervient utilement dans cinq cas que les comparateurs automatisent mal.

D’abord, le profil aggravé : trois sinistres ou plus sur 36 mois, ou un sinistre majeur incendie ou vol. Le marché se réduit à quelques spécialistes (Solly Azar, Wakam, certains MGA). Sans intermédiaire qui connaît la grille de souscription, vous risquez plusieurs refus successifs et un fichage AGIRA.

Ensuite, le patrimoine d’objets : collection, instruments, art, montres au-delà de 25 000 € agrégés. La valeur agréée exige une expertise préalable et un assureur disposé à la financer.

Troisièmement, la résidence secondaire en zone touristique ou littorale, exposée à un risque catastrophe naturelle élevé et à l’inoccupation prolongée. Un courtier négocie la clause inoccupation et la franchise CatNat.

Quatrièmement, le bailleur multi-bien : la PNO standard ne couvre pas les recours locataires ni la garantie loyer impayé (GLI). Un montage GLI plus PNO se construit, il ne se compare pas en ligne.

Enfin, la transition de contrat : passage d’une mutualiste à un néo-assureur, résiliation infra-annuelle (loi Hamon, article L113-15-2 du Code des assurances), reprise d’antériorité. La loi Hamon vous permet de résilier sans frais après un an, la loi Chatel vous protège du renouvellement tacite. Un conseiller orchestre la bascule sans rupture de garantie. Le quiz indique à la fin si votre profil entre dans l’un de ces cinq cas.

Questions fréquentes