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title: "Risques des SCPI : les 7 dangers à connaître avant d'investir"
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category: SCPI
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description: "Risques des SCPI sans détour : perte en capital, liquidité, vacance, taux, frais. Données ASPIM 2025 et conseils pour investir averti."
keywords: [scpi risques, risques investissement scpi, scpi capital garanti, liquidite scpi, danger scpi, faut il investir scpi]
canonical: "https://www.france-epargne.fr/academy/scpi/risques-scpi"
publishedAt: "2026-03-23T09:55:23.726Z"
updatedAt: "2026-05-30T14:52:21.639Z"
readingTimeMinutes: 20
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# Risques des SCPI : les 7 dangers à connaître avant d'investir

"Les SCPI ne garantissent pas le capital investi, les revenus passés ne préjugent pas des revenus futurs." Cette formule réglementaire qui figure sur tous les documents SCPI n'est pas un avertissement de façade. Entre 2022 et 2025, des dizaines de **SCPI** (sociétés civiles de placement immobilier, des fonds qui collectent l'épargne pour acheter et louer de l'immobilier professionnel) ont baissé leur prix de part, parfois de plus de 40 %. Les risques des SCPI sont donc bien réels : perte en capital, liquidité limitée, vacance locative, sensibilité aux taux, frais d'entrée, qualité du gestionnaire et évolutions réglementaires. Comprendre ces risques des SCPI avant de souscrire est la condition d'un investissement réussi. Ce guide les passe en revue avec honnêteté, chiffres ASPIM 2025 à l'appui, pour que vous investissiez les yeux ouverts.

> **À retenir :**
> 
> -   Le taux de distribution moyen des SCPI s'est établi à 4,91 % en 2025, mais la performance globale annuelle n'a atteint que +1,46 % une fois les baisses de prix déduites (ASPIM, février 2026).
> -   2,79 milliards d'euros de parts étaient en attente de retrait au 31 décembre 2025, soit 3,14 % de la capitalisation du marché (ASPIM, 2026) : le risque de liquidité est concret.
> -   Primopierre, gérée par Praemia REIM, a perdu 44,7 % de sa valeur depuis 2023 et a suspendu la variabilité de son capital en janvier 2026 : aucun capital n'est garanti.
> -   Les loyers de SCPI sont des revenus fonciers, imposés au barème de l'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux, jamais à la flat tax.
> -   La diversification (plusieurs SCPI, plusieurs secteurs, plusieurs pays) et un horizon de 8 à 15 ans sont les deux meilleures protections contre ces risques.

## Risque 1 : La perte en capital

Parmi les risques des SCPI, la perte en capital est le plus fondamental, et le plus souvent minimisé pendant les périodes fastes. Les parts de SCPI peuvent perdre de la valeur, et cette perte peut être lourde.

La période 2022 à 2025 en a fourni des exemples éloquents. Primopierre, l'une des SCPI les plus connues de France gérée par Praemia REIM (anciennement Primonial REIM), a vu son prix de souscription chuter de 208 euros à 115 euros par étapes successives (180 € en septembre 2023, 126 € en octobre 2024, 115 € en janvier 2025), soit une perte cumulée de 44,7 % depuis 2023. Sa valeur de reconstitution est même descendue à 91,95 euros par part fin 2025, et la SCPI a suspendu la variabilité de son capital en janvier 2026 pour deux ans. Laffitte Pierre a perdu environ 34 % de sa valeur, Accimmo Pierre près de 31 %, et Épargne Foncière, gérée par La Française REM, a reculé de près de 20 % en passant de 835 à 670 euros par part.

Ces baisses ne sont pas des anomalies isolées. La cause principale est la hausse des taux d'intérêt depuis 2022, qui a mécaniquement déprécié la valeur des actifs immobiliers : un même immeuble qui rapporte le même loyer vaut moins quand les rendements exigés par le marché montent. À cela s'ajoute la transformation des usages dans certains secteurs, notamment les bureaux.

En 2025, le marché s'est partagé en deux : la moitié des véhicules a maintenu ou augmenté ses acomptes par part (hausse moyenne pondérée de 3 %), tandis que l'autre moitié a réduit son dividende (baisse moyenne pondérée de 10 %), selon l'ASPIM. La **Performance Globale Annuelle (PGA)**, qui additionne le dividende versé et la variation du prix de part, n'a été que de +1,46 % en moyenne en 2025, malgré un taux de distribution de 4,91 %. L'écart révèle que les baisses de prix ont rogné une large part du rendement distribué.

**Ce qu'il faut retenir** : les SCPI ne sont pas un placement à capital garanti. Une part achetée 1 000 euros peut valoir 700 euros cinq ans plus tard. C'est un risque à accepter explicitement avant d'investir. Pour mesurer l'ampleur passée du phénomène, consultez notre [bilan de la crise des SCPI](/academy/scpi/crise-scpi-bilan).

## Risque 2 : Le risque de liquidité

Le deuxième des grands risques des SCPI est la liquidité. Les SCPI sont par nature des placements peu liquides : revendre ses parts n'est ni aussi simple ni aussi rapide que vendre des actions cotées.

**Pour les SCPI à capital variable**, le mécanisme de retrait repose sur la confrontation entre les demandes de souscription et les demandes de retrait. En période normale, cette confrontation se règle en quelques semaines à quelques mois. Mais en période de stress (hausse des taux, défiance envers l'immobilier de bureau), les retraits s'accumulent sans nouveaux souscripteurs pour les absorber.

Au 31 décembre 2025, les parts en attente de retrait représentaient 2,79 milliards d'euros, soit 3,14 % de la capitalisation totale du marché SCPI, selon l'ASPIM. Ce ratio paraît gérable à l'échelle globale, mais il masque de fortes disparités : 20 SCPI dépassaient 5 % de leur capitalisation en file d'attente, et 6 véhicules franchissaient le seuil critique de 10 %, dont Patrimmo Commerce (19,63 % de capital en attente), Pierrevenus (14,09 %) et Primopierre. Le blocage se concentre donc sur un nombre limité de fonds, souvent positionnés sur les bureaux ou le commerce.

**Pour les SCPI à capital fixe**, les parts s'échangent sur un marché secondaire organisé entre acheteurs et vendeurs, par confrontation périodique des ordres. Ce marché peut être peu profond. Trouver un acheteur à un prix correct peut demander plusieurs mois et imposer parfois une décote sensible par rapport à la valeur de reconstitution. À l'échelle du marché, le marché secondaire de gré à gré a tout de même transmis 1,5 milliard d'euros de parts en 2025, en hausse de 13,5 % sur un an : une voie de sortie alternative qui s'organise pour les SCPI en difficulté.

Le risque de liquidité a une conséquence souvent ignorée : un investisseur contraint de vendre pendant une crise cumule les deux dangers. Il subit la décote du prix de part et, s'il passe par une file de retrait engorgée, l'attente. C'est la combinaison perte en capital plus blocage qui rend les périodes de stress si pénalisantes. D'où l'importance de n'investir en SCPI que des sommes dont vous n'aurez pas besoin à court terme, et de réserver l'épargne de précaution à des supports réellement liquides comme les livrets réglementés.

La SCPI logée en assurance vie constitue la seule véritable exception : la liquidité est garantie par l'assureur, qui rachète les parts en quelques jours quelle que soit la situation du marché. C'est l'un des arguments les plus solides en faveur de cette enveloppe. Pour creuser le sujet, lisez notre guide sur la [liquidité des SCPI et la revente des parts](/academy/scpi/liquidite-scpi) ainsi que sur la [SCPI en assurance vie](/academy/scpi/scpi-assurance-vie).

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## Risque 3 : La vacance locative

Le rendement d'une SCPI dépend directement de sa capacité à maintenir ses locaux occupés à des niveaux de loyer satisfaisants. La vacance locative est le risque opérationnel principal.

Le **Taux d'Occupation Financier (TOF)** mesure ce risque : il rapporte les loyers effectivement perçus aux loyers qui seraient encaissés si tous les locaux étaient loués au tarif de marché. Un TOF de 95 % signifie que 5 % du potentiel locatif est perdu, par vacance ou par franchise de loyer.

Les chiffres récents illustrent l'ampleur du danger sur le segment bureaux. Le taux de vacance en Île-de-France a atteint 11,2 % fin 2025, contre 5,5 % en 2019, avec 6,2 millions de mètres carrés vacants, selon JLL. La demande placée a reculé de 9 % en 2025, à 1,64 million de mètres carrés. L'institutionnalisation du télétravail (deux à trois jours par semaine en moyenne) pousse les entreprises à réduire leurs surfaces, créant une suroffre structurelle. Le phénomène frappe surtout la périphérie : si le loyer prime du quartier central des affaires parisien progresse, certaines zones péri-Défense affichent des taux de vacance bien plus élevés.

Les SCPI diversifiées et thématiques résistent nettement mieux. La logistique profite de la croissance du e-commerce. La santé (EHPAD, cliniques, cabinets médicaux) est portée par le vieillissement démographique. Par catégorie, le taux de distribution 2025 va de 4,2 % pour les SCPI résidentielles à 6 % pour les SCPI diversifiées (ASPIM), ces dernières affichant des taux d'occupation et des durées de bail supérieurs.

**Ce qu'il faut retenir** : la diversification sectorielle et géographique est la meilleure protection contre le risque locatif. Une SCPI concentrée sur les bureaux d'une seule ville est bien plus vulnérable qu'une SCPI investissant dans plusieurs pays et secteurs. Surveillez le TOF avant et après investissement, comme l'explique notre fiche sur le [taux d'occupation financier](/academy/scpi/tof-scpi).

## Risque 4 : Le risque lié à la société de gestion

La qualité de la **société de gestion de portefeuille (SGP)**, la structure agréée par l'AMF qui pilote la SCPI, est un risque souvent négligé par les investisseurs focalisés sur le seul rendement affiché. Or la SGP prend toutes les décisions d'investissement, d'arbitrage et de communication qui déterminent la performance à long terme.

Plusieurs facteurs méritent attention. L'**expérience de l'équipe** d'abord : une SGP dont les gérants ont traversé plusieurs cycles immobiliers (crise de 2008, choc de taux de 2022) dispose d'un savoir-faire que les structures récentes n'ont pas encore acquis. Ce n'est pas une raison d'écarter les jeunes sociétés innovantes, dont certaines ont démontré une excellente exécution, mais c'est un critère à peser.

La **transparence de la communication** ensuite : une SGP qui explique clairement ses difficultés, justifie ses arbitrages et publie des bulletins détaillés inspire davantage confiance que celle qui minimise les problèmes. La **concentration des actifs** compte également : un portefeuille très concentré sur un type d'actif ou une zone unique génère des rendements élevés en phase favorable, mais des pertes sévères en phase défavorable, comme l'a montré la débâcle de plusieurs SCPI de bureaux.

Enfin, la **solidité financière de la SGP** elle-même : ses frais de gestion constituent sa principale source de revenus. Une société dont les SCPI voient leur collecte se tarir peut connaître des tensions affectant la qualité de gestion. Examiner l'encours total sous gestion et la diversité de la gamme aide à jauger ce risque, un point développé dans notre guide pour [choisir une SCPI](/academy/scpi/comment-choisir-scpi).

La crise récente a précisément distingué les sociétés de gestion entre elles. Celles qui avaient bâti des portefeuilles concentrés sur les bureaux franciliens, achetés au sommet du cycle 2018 à 2021, ont enregistré les corrections les plus violentes. À l'inverse, les SGP positionnées sur l'immobilier diversifié européen ou sur des thématiques porteuses ont préservé la valeur de leurs parts. Le risque lié à la société de gestion n'est donc pas abstrait : il s'est traduit en pertes concrètes pour les épargnants exposés aux mauvais gérants. Avant de souscrire, vérifiez l'historique de revalorisation des parts de la SGP sur les cinq dernières années, et non le seul rendement de l'année écoulée.

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## Risque 5 : Le risque de taux d'intérêt

La période 2022 à 2025 a rappelé avec force que les SCPI ne sont pas immunisées contre les cycles de taux. La hausse des taux directeurs de la Banque centrale européenne, passés de 0 à plus de 4 % entre 2022 et 2023, a produit deux effets majeurs.

D'abord, la **dépréciation des actifs immobiliers**. Les investisseurs institutionnels exigent des rendements plus élevés quand les taux montent. Pour qu'un immeuble reste attractif face à des taux à 4 %, sa valeur doit baisser ou ses loyers augmenter. D'où les dévalorisations qui ont entraîné les baisses de prix de parts.

Ensuite, le **ralentissement de la collecte**. Avec des livrets et des obligations d'État offrant 3 à 4 % sans risque entre 2023 et 2024, l'attractivité relative des SCPI a temporairement faibli, réduisant le flux de nouveaux investisseurs susceptibles d'absorber les demandes de retrait.

La situation s'est améliorée avec l'assouplissement monétaire amorcé en 2024. Le taux de refinancement de la BCE est revenu à 2,15 % et reste stable depuis juin 2025 (BCE, mars 2026), tandis que le taux du Livret A est redescendu à 1,5 % depuis le 1er février 2026, ce qui restaure l'attrait relatif des SCPI. Résultat : la collecte nette des SCPI a rebondi de 29 % en 2025, à 4,6 milliards d'euros (ASPIM). La capitalisation totale du marché s'est stabilisée à 89,09 milliards d'euros fin 2025, en très légère hausse de 0,6 % sur un an.

Ce cycle illustre la sensibilité du placement aux conditions macroéconomiques, mais il appelle une nuance. Les SCPI qui ont passé la phase de correction se retrouvent désormais avec des prix de part réalignés sur la valeur réelle de leurs actifs, donc avec un potentiel de revalorisation lorsque les taux baissent. Le risque de taux joue dans les deux sens : il a pénalisé les valeurs de 2022 à 2024, il peut les soutenir si la détente monétaire se poursuit. Investir après une phase de baisse, sur des fonds assainis, expose à un risque de taux plus faible qu'au sommet du cycle précédent.

## Risque 6 : Le risque de frais

Les frais des SCPI sont variés et peuvent sérieusement amputer le rendement si on n'y prête pas attention.

Les **frais de souscription** (ou commission d'entrée) représentent 8 à 12 % du montant investi pour la plupart des SCPI traditionnelles. Vous versez 100, mais ne disposez que de 88 à 92 euros de valeur de retrait immédiate. Ces frais ne sont pas perdus dans l'absolu : ils rémunèrent la distribution et couvrent les premiers frais d'acquisition. Mais ils allongent mécaniquement la durée de détention nécessaire pour revenir à l'équilibre.

Les nouvelles générations de SCPI (Iroko Zen, Remake Live, Novaxia Immo Club) ont supprimé ces frais d'entrée. Cette rupture tarifaire change le calcul d'équilibre : sans frais de souscription, le rendement net devient positif dès la première année. Les **frais de gestion annuels**, de l'ordre de 10 à 15 % des loyers, sont prélevés avant redistribution. Ils financent un service réel, mais leur niveau varie selon les SGP et doit se comparer à performance équivalente. Enfin, les **droits d'enregistrement** de 5 % s'appliquent aux cessions de parts sur le marché secondaire (article 726 du Code général des impôts).

Prenons un exemple chiffré. Un investisseur place 50 000 euros sur une SCPI traditionnelle à 10 % de frais d'entrée et 4,91 % de taux de distribution. Sa valeur de retrait immédiate tombe à 45 000 euros, mais il perçoit environ 2 455 euros de loyers bruts par an (4,91 % de 50 000 euros). Il lui faut donc un peu plus de deux ans de loyers pour compenser les frais d'entrée, et la rentabilité réelle ne se matérialise qu'à partir de la huitième ou dixième année. Sur une SCPI sans frais d'entrée, l'équilibre est atteint immédiatement. Notre guide détaillé des [frais des SCPI](/academy/scpi/frais-scpi) compare ces structures en profondeur.

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## Risque 7 : Le risque réglementaire et fiscal

La réglementation et la fiscalité des SCPI évoluent, créant un risque difficile à anticiper mais réel.

Côté réglementaire, l'**ordonnance n° 2024-662 du 3 juillet 2024** a modernisé le cadre juridique des SCPI pour le mettre en conformité avec la directive européenne AIFM. Elle impose désormais une évaluation semestrielle des valeurs de réalisation et de reconstitution, par des experts externes indépendants, sans validation préalable par l'assemblée générale. Cette transparence accrue a conduit plusieurs SGP à ajuster plus vite leurs prix de part, accélérant des baisses qui auraient autrefois été lissées dans le temps.

Côté fiscal, il faut lever une confusion fréquente. Les loyers distribués par une SCPI de rendement détenue en direct sont des **revenus fonciers** : ils sont imposés au barème progressif de l'impôt sur le revenu (selon votre tranche marginale) plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Ils ne relèvent jamais de la flat tax, réservée aux revenus de capitaux mobiliers. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté les prélèvements sociaux sur les revenus financiers à 18,6 %, mais a maintenu les revenus fonciers, donc les loyers de SCPI, à 17,2 %. La fiscalité SCPI bénéficie ainsi d'un avantage relatif en 2026, et non d'une pénalité. Pour la déclaration pratique, consultez notre guide pour [déclarer ses revenus SCPI aux impôts](/academy/scpi/declaration-revenus-scpi).

Toute future modification du régime des revenus fonciers, des prélèvements sociaux ou du traitement de l'assurance vie aurait un impact direct sur le rendement net. Ces risques restent difficilement quantifiables, ce qui justifie de les intégrer dans une approche patrimoniale diversifiée.

## Comment gérer concrètement les risques des SCPI

Face à ces sept risques des SCPI, plusieurs principes permettent de les maîtriser sans renoncer à l'investissement.

**Diversifier entre plusieurs SCPI** de secteurs et de gestionnaires différents réduit le risque de concentration. Un portefeuille de trois à cinq SCPI complémentaires (diversifiée européenne, santé, logistique) résiste mieux qu'une position unique. **Adopter un horizon long**, de 8 à 15 ans minimum, permet d'absorber les cycles immobiliers sans être contraint de vendre au plus bas.

**Choisir l'enveloppe adaptée** à vos besoins de liquidité : si vous risquez d'avoir besoin des fonds dans les cinq ans, l'assurance vie, qui garantit le rachat, est préférable à la détention directe. **Privilégier les SCPI récentes sans frais d'entrée** quand l'horizon est incertain, car elles atteignent l'équilibre plus vite. Enfin, **analyser le TOF et le report à nouveau (RAN)**, cette réserve de loyers non distribués qui sert d'amortisseur, de chaque SCPI avant d'investir, puis suivre leur évolution.

**Éviter la concentration sur les bureaux franciliens** reste, au vu des chiffres de vacance, la précaution la plus immédiate. Pour aller plus loin sur la diversification géographique, voyez notre dossier sur les [SCPI européennes](/academy/scpi/scpi-europeenne).

Ces principes ne suppriment pas les risques des SCPI, ils les rendent supportables et compatibles avec une allocation patrimoniale sereine. Un investisseur qui répartit 60 000 euros sur quatre SCPI diversifiées européennes et thématiques, dans une assurance vie, avec un horizon de douze ans, n'est pas exposé de la même façon que celui qui concentre 60 000 euros sur une seule SCPI de bureaux parisiens en détention directe. Le premier subira les cycles sans drame ; le second peut voir son capital amputé et bloqué simultanément. La gestion du risque tient moins au choix d'un produit miracle qu'à la construction méthodique d'un portefeuille équilibré.

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## FAQ : les risques des SCPI

### Peut-on perdre tout son argent avec une SCPI ?

Une perte totale est extrêmement improbable, car une SCPI détient un patrimoine immobilier physique réparti sur de nombreux immeubles et locataires. En revanche, une perte partielle est réelle et documentée : certaines SCPI ont perdu plus de 40 % de leur valeur de part entre 2023 et 2025, comme Primopierre (44,7 %). Le capital n'est jamais garanti, sauf indirectement via une garantie de rachat en assurance vie portant sur la valeur du moment.

### Quel est le plus important des risques des SCPI aujourd'hui ?

Le risque de liquidité concentre l'attention en 2026 : 2,79 milliards d'euros de parts étaient en attente de retrait au 31 décembre 2025 (ASPIM), avec 20 SCPI dépassant 5 % de leur capitalisation bloquée. Ce risque se double du risque de perte en capital sur les SCPI de bureaux, frappées par une vacance de 11,2 % en Île-de-France fin 2025. Les deux dangers sont liés et touchent surtout les fonds positionnés sur l'immobilier tertiaire ancien.

### Les SCPI sans frais d'entrée sont-elles moins risquées ?

Elles réduisent le risque de frais et raccourcissent le délai de rentabilité, puisque le rendement net est positif dès la première année. Mais elles n'éliminent ni le risque de perte en capital, ni le risque de liquidité, ni la vacance locative. L'absence de frais d'entrée est un atout réel, sans pour autant transformer une SCPI en placement sécurisé.

### Comment vérifier la solidité d'une SCPI avant d'investir ?

Examinez quatre indicateurs : le taux d'occupation financier (TOF), idéalement supérieur à 90 %, le report à nouveau (RAN) qui sert de réserve, le niveau des parts en attente de retrait rapporté à la capitalisation, et la diversification du portefeuille par secteur et par pays. Croisez ces données avec l'expérience de la société de gestion et la transparence de ses bulletins trimestriels.

### Les SCPI sont-elles taxées à la flat tax ?

Non. Les loyers d'une SCPI de rendement détenue en direct sont des revenus fonciers, imposés au barème progressif de l'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux. La flat tax ne concerne que les revenus financiers. En 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus financiers sont passés à 18,6 %, mais ceux sur les revenus fonciers, donc sur les SCPI, restent à 17,2 %.

### Faut-il éviter les SCPI après la crise de 2022 à 2025 ?

Non, mais il faut investir de façon sélective. Après une phase d'assainissement, le taux de distribution moyen est remonté à 4,91 % en 2025 et la collecte a rebondi de 29 % (ASPIM). Les SCPI diversifiées et thématiques, dans la bonne enveloppe fiscale et avec un horizon long, restent un placement immobilier pertinent. La crise a surtout sanctionné les fonds concentrés sur les bureaux franciliens anciens.

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Analyser les risques des SCPI suppose de croiser de nombreux indicateurs : TOF, report à nouveau, politique de distribution, diversification du portefeuille, historique de la société de gestion. Nos conseillers réalisent cette analyse à votre place et ne retiennent que les fonds dont le rapport risque/rendement est justifié.

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## Conclusion

Les risques des SCPI sont réels et documentés : perte en capital, liquidité limitée, vacance locative, qualité de la société de gestion, sensibilité aux taux, frais et évolutions réglementaires. Les chiffres ASPIM 2025 le confirment, avec une performance globale de seulement +1,46 % et 2,79 milliards d'euros de parts en attente de retrait. Ignorer ces risques des SCPI serait une faute. Mais les connaître et les gérer reste parfaitement possible. Bien diversifiées, dans la bonne enveloppe fiscale et avec un horizon adéquat, les SCPI conservent leur place dans un portefeuille patrimonial. La clé tient en deux mots : analyse préalable et suivi régulier.

## À lire également

-   [Crise des SCPI : bilan des baisses de prix et perspectives](/academy/scpi/crise-scpi-bilan)
-   [Liquidité des SCPI : comment revendre ses parts](/academy/scpi/liquidite-scpi)
-   [Frais des SCPI : souscription, gestion et sortie](/academy/scpi/frais-scpi)
-   [Comment choisir une SCPI : les critères essentiels](/academy/scpi/comment-choisir-scpi)
-   [Taux d'occupation financier (TOF) : l'indicateur santé d'une SCPI](/academy/scpi/tof-scpi)
-   [SCPI en assurance vie : avantages et stratégie](/academy/scpi/scpi-assurance-vie)

## Sources

-   [ASPIM, Collecte et performance des fonds immobiliers grand public en 2025 (février 2026)](https://www.aspim.fr/actualites/collecte-et-performance-des-fonds-immobiliers-grand-public-en-2025-des-signaux-damelioration-dans-des-marches-encore-sous-contraintes/)
-   [ASPIM, Les fonds immobiliers grand public, 4e trimestre 2025 (PDF, 10 février 2026)](https://www.aspim.fr/content/uploads/2026/02/ASPIM-Les_fonds_immo_GP_4T-2025-16.02.2026-V4-1.pdf)
-   [AMF, Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier)](https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/comprendre-les-produits-financiers/placements-collectifs/les-scpi-societes-civiles-de-placement-immobilier)
-   [Pierrepapier.fr, Toutes les performances des SCPI en 2025](https://www.pierrepapier.fr/scpi/toutes-les-performances-des-scpi-en-2025/)
-   [JLL, Marché locatif des bureaux à Paris et en Île-de-France, bilan 2025](https://www.jll.com/fr-fr/newsroom/cp-marche-locatif-bureaux-paris-bilan-2025)
-   [Banque centrale européenne, Décisions de politique monétaire (février 2026)](https://www.ecb.europa.eu/press/pr/date/2026/html/ecb.mp260205~001d26959b.fr.html)
-   [Légifrance, Ordonnance n° 2024-662 du 3 juillet 2024](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049884777)
-   [Légifrance, Article 726 du Code général des impôts (droits d'enregistrement)](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033817779)
