Comparatif des meilleurs PER, le guide complet
Quel est le meilleur PER 2026 ? Frais réels reconstitués sur dix ans, fiscalité d'entrée et de sortie, profils gagnants et schéma de décision.
Le meilleur PER 2026 n'est pas un produit unique : c'est le plan d'épargne retraite dont les frais réels, la fiscalité et la gestion correspondent à votre profil et à votre horizon. Le PER (plan d'épargne retraite), issu de la loi PACTE et commercialisé depuis le 1er octobre 2019, séduit largement, avec 11,2 millions de titulaires et 118,9 milliards d'euros d'encours à fin septembre 2024, selon la Direction générale du Trésor. Ce guide compare les PER sur les critères qui décident vraiment du capital final : les frais reconstitués sur dix ans, la fiscalité d'entrée et de sortie, et la qualité de la gestion. Vous y trouverez un cas chiffré, un schéma de décision en cinq questions et une orientation vers la fiche la plus utile à votre situation. Pour replacer le produit dans l'ensemble des dispositifs, lisez d'abord Retraite et PER, le guide complet.
À retenir :
- Le PER est issu de la loi PACTE (loi n° 2019-486 du 22 mai 2019) et commercialisé depuis le 1er octobre 2019.
- Marché : 11,2 millions de titulaires et 118,9 milliards d'euros d'encours à fin septembre 2024, selon la Direction générale du Trésor.
- Avantage d'entrée : les versements volontaires sont déductibles jusqu'à 37 094 € pour un salarié et 87 137 € pour un travailleur non salarié au titre de 2025.
- Le vrai comparateur reste le total des frais : frais d'entrée (0 % à 5 %), frais de gestion (0,5 % à 1 %) et frais des supports peuvent dépasser 2 % par an une fois cumulés.
- Sortie : depuis la loi PACTE, vous pouvez récupérer 100 % de votre épargne en capital ; la part des versements déduits est alors soumise au barème de l'impôt sur le revenu.
Qu'est-ce que le meilleur PER 2026, concrètement ?
Le meilleur PER 2026 se définit par la combinaison de quatre critères mesurables : des frais bas reconstitués sur la durée, un univers d'investissement large, une fiscalité adaptée à votre tranche d'imposition et une gestion alignée sur votre horizon. Aucun classement universel n'existe, car le plan optimal pour un cadre fortement imposé diffère de celui d'un indépendant proche de la retraite. Le périmètre de ce comparatif couvre le PER individuel, celui que vous ouvrez librement auprès d'un assureur ou d'un gestionnaire, à l'exclusion des PER d'entreprise souscrits via l'employeur.
Le PER se décline en trois compartiments issus de la loi PACTE : le PER individuel, le PER d'entreprise collectif et le PER d'entreprise obligatoire. Le PER individuel a remplacé le PERP et le contrat Madelin pour les indépendants, unifiant des produits auparavant éclatés. Cette unification est la grande nouveauté du dispositif : un seul plan, trois sources d'alimentation possibles et une portabilité totale entre établissements.
Deux familles de contrats coexistent. Le PER assurantiel, géré par un assureur, donne accès à un fonds en euros à capital garanti et à des unités de compte ; il bénéficie du cadre successoral de l'assurance vie. Le PER bancaire, ou PER compte-titres, s'appuie sur un compte-titres et n'offre pas de fonds en euros, mais souvent des frais réduits. La quasi-totalité des PER individuels distribués en France sont des PER assurantiels : France Assureurs recense 6,9 millions d'assurés et 92,8 milliards d'euros d'encours sur ce seul segment à fin 2024, dont 45 % investis en unités de compte.
Avant d'entrer dans le détail, ce tableau condense les repères chiffrés qui encadrent tout PER en 2025 et 2026.
| Paramètre | Valeur 2025 | Valeur 2026 | Source |
|---|---|---|---|
| Plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) | 47 100 € | 48 060 € | Sécurité sociale (BOSS) |
| Plafond de déduction, salarié | 4 637 € à 37 094 € | revalorisé sur le PASS | impots.gouv.fr |
| Plafond de déduction, indépendant | jusqu'à 87 137 € | revalorisé sur le PASS | Légifrance, article 154 bis |
| Plus-values à la sortie | PFU 30 % | PFU 30 % | impots.gouv.fr |
| Abattement succession, versements avant 70 ans | 152 500 € par bénéficiaire | 152 500 € par bénéficiaire | BOFiP |
| Abattement succession, versements après 70 ans | 30 500 € global | 30 500 € global | BOFiP |
Ces seuils sont fixés par l'administration (DGFiP et BOFiP pour la fiscalité, arrêté ministériel pour le PASS) et constituent le socle commun à tous les contrats. La différence entre un bon et un mauvais PER ne se joue donc pas sur ces règles, mais sur les frais et la gestion, que nous reconstituons plus bas.

Comment fonctionne un PER, étape par étape
Le fonctionnement d'un PER tient en cinq étapes simples, et les comprendre vous évite la plupart des erreurs de souscription.
- L'ouverture. Vous souscrivez auprès d'un assureur, d'une banque ou d'un courtier. Depuis le 1er janvier 2024, l'ouverture d'un PER à un mineur n'est plus possible, le dispositif étant réservé aux majeurs ; un nouveau produit, le Plan Épargne Avenir Climat, a été créé le 1er juillet 2024 pour les moins de 21 ans.
- Les versements. Le plan accepte trois sources : vos versements volontaires, l'épargne salariale et les versements obligatoires d'entreprise. Sur un PER individuel, seuls les versements volontaires vous concernent, et ce sont eux qui ouvrent droit à la déduction fiscale.
- La gestion. Vous choisissez entre la gestion libre, où vous sélectionnez vos supports, et la gestion pilotée, où un professionnel ajuste l'allocation selon votre horizon. Par défaut, le PER applique une gestion pilotée à horizon, qui sécurise progressivement l'épargne à l'approche de la retraite. Pour trancher, lisez notre comparatif gestion libre ou pilotée.
- Le blocage et les sorties anticipées. L'épargne est en principe bloquée jusqu'à la retraite. La loi prévoit toutefois six cas de déblocage anticipé : invalidité, décès du conjoint ou partenaire de PACS, surendettement, expiration des droits au chômage, cessation d'activité non salariée après liquidation judiciaire, et acquisition de la résidence principale.
- La sortie. À la retraite, vous récupérez votre épargne en capital, en rente viagère, ou en combinant les deux. La sortie en capital intégral, impossible sur les anciens contrats, est l'apport majeur de la loi PACTE.
Cette mécanique est identique d'un contrat à l'autre. Ce qui change, c'est le coût de chaque étape et la richesse des supports proposés, deux points que les pages concurrentes survolent souvent.
Les frais réels d'un PER, reconstitués sur dix ans
Le critère numéro un du meilleur PER 2026 reste le total des frais, car il se déduit chaque année de votre rendement. La plupart des comparatifs n'affichent que les frais de gestion de l'enveloppe et oublient les frais des supports, qui s'y ajoutent. Pour juger un contrat, vous devez empiler quatre couches.
- Les frais d'entrée, ou frais de versement. Ils varient de 0 % à 5 % du montant versé selon le distributeur. Un courtier en ligne facture souvent 0 %, une banque traditionnelle jusqu'à 5 %. Voir le détail des frais d'entrée du PER.
- Les frais de gestion de l'enveloppe. Prélevés chaque année sur l'encours, ils tournent autour de 0,5 % à 1 %. Le détail figure dans notre fiche frais de gestion du PER.
- Les frais des supports. Chaque unité de compte porte ses propres frais : moins de 0,30 % pour un ETF indiciel, parfois plus de 2 % pour un fonds géré activement. C'est la couche la plus souvent ignorée.
- Les frais de gestion pilotée. Si vous déléguez l'allocation, comptez de 0,20 % à 1 % par an en plus, les offres les plus compétitives se situant entre 0,20 % et 0,30 %.
L'effet cumulé est considérable. Prenons un versement de 50 000 €, sans apport complémentaire, et un rendement brut de 4 % par an sur dix ans. Le tableau ci-dessous oppose un contrat coûteux à un contrat compétitif.
| Hypothèse sur dix ans | Contrat coûteux | Contrat compétitif |
|---|---|---|
| Frais d'entrée | 3 % | 0 % |
| Frais courants annuels (enveloppe et supports) | 2,0 % | 0,75 % |
| Capital au bout de dix ans | 59 121 € | 68 845 € |
À rendement brut identique, l'écart atteint 9 724 € sur dix ans, soit près de 19 % de la mise de départ, uniquement à cause des frais. C'est la démonstration la plus importante de ce guide : un PER affichant un rendement séduisant mais des frais élevés rapporte souvent moins qu'un contrat sobre. Les arbitrages entre supports ajoutent une cinquième couche potentielle, détaillée dans notre fiche frais d'arbitrage du PER. À titre de repère, le rendement moyen des fonds en euros de PER s'est établi autour de 2,60 % nets de frais de gestion en 2024 : un point de frais en trop suffit à en effacer une large part.

PER en ligne ou PER bancaire : où sont les frais les plus bas ?
La distribution influence fortement le coût final, et c'est souvent là que se décide le meilleur PER 2026. Trois canaux coexistent : les banques de réseau, les assureurs traditionnels et les courtiers en ligne.
Les PER en ligne affichent presque systématiquement zéro frais d'entrée et des frais de gestion réduits, autour de 0,5 % par an, contre des frais d'entrée pouvant atteindre 5 % et des frais de gestion proches de 1 % dans un réseau bancaire classique. Sur le seul poste des frais de versement, un courtier en ligne fait économiser 1 500 € sur un versement de 30 000 €, somme qui reste investie et continue de capitaliser. La contrepartie tient à l'accompagnement : un PER en ligne suppose une certaine autonomie, là où une banque ou un courtier conseil apporte un suivi personnalisé.
Le bon réflexe consiste à ne jamais comparer deux PER sur le seul taux de rendement affiché. Un contrat en ligne à frais courants de 0,6 % et un contrat bancaire à 1,8 % tous frais compris partent avec un écart de 1,2 point par an, soit, capitalisé sur vingt ans, plusieurs milliers d'euros de différence pour un même versement. Pour comparer précisément les deux modèles, lisez notre analyse PER en banque ou en ligne. L'enjeu n'est pas idéologique mais arithmétique : à supports équivalents, le canal le moins cher l'emporte mécaniquement sur la durée.
Fiscalité du PER : entrée, vie du contrat, sortie et succession
La fiscalité est le second pilier du meilleur PER 2026, et elle se lit en quatre temps. L'erreur classique consiste à ne regarder que l'avantage d'entrée en oubliant l'imposition de sortie.
À l'entrée, vos versements volontaires sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite d'un plafond. Pour un salarié, ce plafond vaut 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, entre un plancher de 4 637 € et un plafond de 37 094 € au titre de 2025. Pour un travailleur non salarié (TNS), le calcul est plus généreux : 10 % du bénéfice imposable majorés de 15 % de la fraction comprise entre une et huit fois le PASS, soit jusqu'à 87 137 € en 2025. À bénéfice de 60 000 €, par exemple, la déduction atteint 7 935 €. Tout plafond non utilisé se reporte sur les trois années suivantes, ce que confirme l'administration sur impots.gouv.fr.
Pendant la vie du contrat, aucune imposition ne s'applique tant que vous ne retirez rien : les plus-values et arbitrages internes ne sont pas taxés, ce qui laisse jouer la capitalisation.
À la sortie en capital, le traitement dépend de l'option prise à l'entrée. Si vous avez déduit vos versements, la part correspondant à ces versements est réintégrée au barème de l'impôt sur le revenu l'année du retrait, tandis que les plus-values subissent le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux). Si vous n'avez pas déduit, la part des versements échappe à l'impôt et seules les plus-values supportent le PFU. La sortie en rente viagère est imposée comme une pension, après abattement de 10 %, puis soumise aux prélèvements sociaux. Étaler la sortie en capital fractionné permet de lisser l'imposition et d'éviter de basculer dans une tranche supérieure.
Faut-il toujours déduire à l'entrée ? Non, et c'est un arbitrage trop souvent négligé. La déduction n'a d'intérêt que si votre tranche marginale d'imposition est élevée aujourd'hui et baissera demain. Un contribuable dans la tranche à 11 % qui déduit ses versements puis subit une imposition de sortie au même taux ne gagne presque rien, hormis le différé. À l'inverse, un cadre à 41 % qui partira à la retraite dans une tranche à 30 % capte un écart net de 11 points sur chaque euro versé. Renoncer volontairement à la déduction, option permise par le PER, peut donc être pertinent pour les épargnants faiblement imposés qui visent surtout la capitalisation et un capital de sortie non imposé.
À la succession, le PER assurantiel suit un cadre proche de l'assurance vie. En cas de décès lié à des versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 €, puis d'un taux de 20 % jusqu'à 852 500 €. Pour les versements après 70 ans, l'abattement global tombe à 30 500 €, tous contrats confondus. Le conjoint survivant ou partenaire de PACS reste exonéré. Les modalités exactes dépendant du contrat, un bilan patrimonial sécurise ce volet.
Cas concret sur dix ans : ce que rapporte vraiment un PER
Pour mesurer l'intérêt réel, prenons un cadre supérieur dont la tranche marginale d'imposition (TMI) atteint 41 %, qui verse 10 000 € par an pendant dix ans, dans la limite de son plafond. Chaque versement génère 4 100 € d'économie d'impôt, soit 41 000 € cumulés sur la période. Cet avantage immédiat est le principal moteur de la performance d'un PER pour un contribuable fortement imposé.
Côté capital, en retenant un rendement net de frais de 3,25 % par an sur un contrat compétitif, les 100 000 € versés deviennent environ 116 000 € au bout de dix ans. L'épargnant a donc constitué un capital tout en réduisant son impôt pendant la phase de constitution.
La lecture honnête impose toutefois une nuance. À la sortie, les 100 000 € de versements déduits seront réintégrés au barème de l'impôt. L'avantage net dépend donc de l'écart entre votre TMI pendant la vie active (ici 41 %) et votre TMI à la retraite, souvent plus basse. Le PER est avant tout un outil d'arbitrage de tranche dans le temps : il est puissant quand votre taux d'imposition baisse à la retraite, beaucoup moins quand il reste identique. Pour comparer des solutions concrètes, consultez notre classement PER individuel.
Quels supports pour le meilleur PER 2026 : fonds en euros, ETF, SCPI
Le rendement d'un PER dépend autant des supports choisis que de l'enveloppe. Quatre familles structurent l'offre, et leur combinaison doit suivre votre horizon.
Le fonds en euros garantit le capital et a servi un rendement moyen d'environ 2,60 % nets de frais de gestion en 2024 sur les PER. C'est le support de sécurisation, utile à l'approche de la retraite, mais insuffisant seul pour battre l'inflation sur le long terme. Les unités de compte indicielles, ou ETF, offrent une exposition aux marchés actions à très bas coût, souvent moins de 0,30 % de frais, ce qui en fait le moteur de performance d'un PER tenu longtemps. Notre fiche PER avec ETF détaille les contrats qui les proposent réellement.
Deux familles complètent l'allocation. Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) logées dans un PER ajoutent une brique immobilière mutualisée, avec des revenus réguliers mais une liquidité moindre et des frais propres. Le private equity, accessible sur certains contrats, vise un rendement supérieur en contrepartie d'un risque et d'un blocage accrus. Ces supports non standardisés ne conviennent qu'à une fraction de l'allocation et à un profil averti. La règle reste constante : plus l'horizon est long, plus la part d'unités de compte peut être élevée, le fonds en euros reprenant du poids à mesure que la retraite approche. Un PER qui n'offre qu'un univers d'investissement étroit, sans ETF ni supports diversifiants, ne peut prétendre au titre de meilleur PER 2026, même avec des frais bas.
Profil cible et profil à éviter
Le meilleur PER 2026 dépend d'abord de votre situation fiscale, pas du contrat le mieux noté dans l'absolu. Les critères ci-dessous tranchent rapidement.
Le PER s'adresse en priorité à trois profils. D'abord, les contribuables dont la TMI est élevée, à 30 %, 41 % ou 45 %, car la déduction à l'entrée produit alors son plein effet. Ensuite, les épargnants disposant d'un horizon long, typiquement plus de dix ans, qui laissent jouer la capitalisation. Enfin, les indépendants et professions libérales, dont le plafond de déduction majoré peut dépasser 87 000 € par an, un levier sans équivalent parmi les placements grand public.
Un exemple chiffré éclaire ce ciblage. Un cadre supérieur de 45 ans, imposé à 41 %, qui verse 8 000 € par an jusqu'à 65 ans, déduit chaque année 3 280 € d'impôt, soit 65 600 € sur vingt ans. Cette économie, réinvestie ou consommée, change l'équation de son effort d'épargne. La même opération pour un salarié imposé à 11 % ne dégage que 880 € de déduction annuelle, un avantage marginal qui ne justifie pas à lui seul le blocage des fonds.
À l'inverse, trois profils ont intérêt à s'abstenir ou à attendre. Les contribuables faiblement imposés, dans les tranches à 0 % ou 11 %, tirent peu de l'avantage d'entrée et subiront l'imposition de sortie : l'arbitrage est défavorable. Les épargnants ayant besoin de liquidité à court terme se heurtent au blocage jusqu'à la retraite, hors cas légaux. Les personnes proches de la retraite avec un horizon court disposent de peu de temps pour amortir les frais et lisser la fiscalité de sortie. Pour ces profils, l'assurance vie reste souvent plus souple.
Le PER face à ses deux alternatives les plus crédibles
Comparer le meilleur PER 2026 à ses substituts directs évite les déceptions. Les deux alternatives les plus crédibles sont l'assurance vie et le compte-titres ordinaire.
Face à l'assurance vie, le PER gagne sur l'avantage fiscal d'entrée, que l'assurance vie n'offre pas, mais perd sur la liquidité, car l'assurance vie reste disponible à tout moment. Les deux partagent l'accès au fonds en euros et aux unités de compte. En clair, l'assurance vie privilégie la souplesse, le PER privilégie la défiscalisation immédiate. Notre fiche PER assurance ou compte-titres détaille la lecture par profil patrimonial.
Face au compte-titres ordinaire (CTO), le PER gagne nettement sur la fiscalité d'entrée et sur la capitalisation sans frottement fiscal, mais le CTO conserve une liquidité totale et l'absence de plafond de versement. Le tableau suivant résume les arbitrages.
| Critère | PER | Assurance vie | Compte-titres |
|---|---|---|---|
| Déduction à l'entrée | Oui, sous plafond | Non | Non |
| Disponibilité avant la retraite | Limitée à six cas | Totale | Totale |
| Fiscalité des gains pendant la détention | Différée | Différée | Imposable à l'arbitrage |
| Cadre successoral avantagé | Oui, PER assurantiel | Oui | Non |
Aucune de ces enveloppes n'est meilleure dans l'absolu : tout dépend de votre TMI, de votre horizon et de votre besoin de liquidité.
Pièges fréquents et clauses qui passent sous le radar
Les écarts de performance entre PER tiennent autant aux pièges évités qu'au contrat choisi. Voici les six points qui plombent le plus souvent un plan.
- Les frais des supports oubliés. Vous comparez les frais de gestion de l'enveloppe, mais les frais des unités de compte, parfois supérieurs à 2 %, restent invisibles dans la plaquette commerciale.
- Les frais d'arbitrage. Certains contrats facturent chaque réallocation entre supports, ce qui décourage l'optimisation et grignote le rendement année après année.
- La gestion pilotée à surcoût. Pratique, elle ajoute de 0,20 % à 1 % par an ; sur trente ans, ce supplément peut absorber plusieurs années de rendement.
- La table de mortalité de la rente. En cas de sortie en rente, le contrat applique une table de conversion : un détail technique qui change fortement le montant perçu.
- Le fonds en euros à bonus conditionnel. Le rendement affiché suppose parfois une part minimale d'unités de compte, donc une prise de risque que vous n'aviez pas anticipée.
- Les frais de transfert. Changer de PER peut coûter jusqu'à 1 % de l'encours dans les cinq premières années, un frein à la mobilité qu'il faut chiffrer avant de souscrire.
Chacun de ces pièges se vérifie dans les conditions générales et le document d'informations clés. Les lire avant de signer reste la meilleure protection.
Schéma de décision en cinq questions
Pour choisir le meilleur PER 2026 sans vous perdre, répondez à ces cinq questions dans l'ordre.
- Quelle est votre TMI ? En dessous de 30 %, l'avantage d'entrée est faible : interrogez l'opportunité même d'un PER.
- Quel est votre horizon ? En dessous de dix ans, les frais et la fiscalité de sortie pèsent trop : privilégiez la souplesse.
- Avez-vous besoin de liquidité ? Si oui, gardez une réserve hors PER, car l'épargne reste bloquée hors cas légaux.
- Quel est le total des frais reconstitués ? Additionnez entrée, gestion, supports et pilotage : visez un total courant inférieur à 1 % par an.
- Gestion libre ou pilotée ? Choisissez la gestion libre si vous maîtrisez l'allocation, la gestion pilotée si vous déléguez, en surveillant son coût.
Si vos réponses convergent vers un PER, vous savez désormais sur quels critères comparer. Si elles divergent, un diagnostic personnalisé évite une souscription inadaptée.
Comment French Vest vous aide à choisir le meilleur PER 2026
French Vest est un courtier indépendant en assurance et placements, immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 23001687. Notre rôle est de reconstituer les frais réels et de confronter les contrats à votre situation, sans lien capitalistique avec un assureur.
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Reconstitution des frais sur dix ans. Nous appliquons à votre projet la méthode de ce guide, en empilant frais d'entrée, de gestion, de supports et de pilotage, afin de comparer des rendements nets et non des taux affichés.
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FAQ : meilleur PER 2026
Quel est le meilleur PER 2026 pour un débutant ?
Pour un épargnant qui débute, le meilleur PER 2026 combine zéro frais d'entrée, des frais de gestion inférieurs à 1 % et une gestion pilotée à horizon peu coûteuse, entre 0,20 % et 0,30 % par an. Ce socle limite les erreurs d'allocation tout en préservant le rendement. Vérifiez surtout le total des frais reconstitués, car c'est lui, et non le rendement affiché, qui détermine le capital final.
Quel est le meilleur PER 2026 pour une profession libérale ?
Une profession libérale relève du régime des travailleurs non salariés, dont le plafond de déduction atteint 87 137 € au titre de 2025, soit 10 % du bénéfice majorés de 15 % de la fraction comprise entre une et huit fois le PASS. Le meilleur PER 2026 pour ce profil maximise donc la déduction tout en gardant des frais bas et un large univers d'unités de compte. Un bilan permet de calibrer le versement optimal.
Quels sont les avantages et les risques du PER ?
Le principal avantage est la déduction des versements à l'entrée, jusqu'à 37 094 € pour un salarié en 2025, qui réduit l'impôt pendant la vie active. Les risques tiennent au blocage de l'épargne jusqu'à la retraite, à l'imposition de la part déduite à la sortie, et au risque de perte en capital sur les unités de compte. Le PER n'est performant que si votre tranche d'imposition baisse à la retraite.
Quelle est la fiscalité du meilleur PER 2026 à la sortie ?
À la sortie en capital, la part des versements déduits est soumise au barème de l'impôt sur le revenu, et les plus-values au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Si vous n'avez pas déduit vos versements à l'entrée, seule la plus-value est taxée. La sortie en rente est imposée comme une pension, après un abattement de 10 %, puis soumise aux prélèvements sociaux.
Peut-on débloquer un PER avant la retraite ?
Oui, dans six cas prévus par la loi : invalidité, décès du conjoint ou partenaire de PACS, surendettement, expiration des droits au chômage, cessation d'activité non salariée après liquidation judiciaire, et achat de la résidence principale. Pour les accidents de la vie, le capital sort sans impôt sur le revenu, seuls les gains supportant les prélèvements sociaux de 17,2 %. Pour la résidence principale, la part des versements déduits est imposée.
Que dit la réglementation récente sur le PER ?
Depuis le 1er janvier 2024, l'ouverture d'un PER à un mineur n'est plus autorisée, le dispositif étant réservé aux majeurs, et le Plan Épargne Avenir Climat l'a remplacé pour les moins de 21 ans. Le cadre prudentiel reste supervisé par l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) et l'AMF (Autorité des marchés financiers), tandis que la doctrine fiscale est publiée au BOFiP.
Conclusion
Choisir le meilleur PER 2026 revient à hiérarchiser quatre critères : le total des frais reconstitués sur dix ans, la fiscalité d'entrée et de sortie adaptée à votre tranche, l'horizon de placement et la qualité de la gestion. Les chiffres de marché confirment l'engouement, avec 118,9 milliards d'euros d'encours à fin septembre 2024, mais l'engouement ne garantit pas la performance individuelle : un contrat chargé en frais peut coûter près de 10 000 € sur dix ans pour 50 000 € investis.
La bonne méthode consiste à partir de votre situation, à reconstituer les frais réels, puis à confronter les contrats à votre profil et à votre horizon. Appliquez le schéma de décision en cinq questions, évitez les six pièges identifiés, et vous transformerez la recherche du meilleur PER 2026 en une décision claire plutôt qu'en un pari.
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Sources :
- Plan d'épargne retraite (PER) individuel : Service-Public.fr
- Loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 (loi PACTE) : Légifrance
- Comment sont imposées les sommes de votre plan d'épargne retraite : impots.gouv.fr
- Déploiement du PER au troisième trimestre 2024 : Direction générale du Trésor
- Bilan du marché de l'assurance et de l'épargne retraite 2024 : France Assureurs
- Registre unique des intermédiaires en assurance et finance : ORIAS
- Autorité de contrôle prudentiel et de résolution : ACPR, Banque de France
- Autorité des marchés financiers : AMF
- Comptes nationaux du patrimoine des ménages : INSEE
- Paramètres de la retraite de base : CNAV, L'Assurance retraite